
La chambre pénale du Conseil de justice d’Alger a ouvert le procès de 19 accusés impliqués dans une affaire de corruption liée à l’importation et à la commercialisation de montres électroniques destinées aux enfants, contenant des symboles jugés contraires aux valeurs religieuses et morales de la société algérienne.
L’enquête a conduit à la poursuite de plusieurs cadres exerçant au port d’Oran, dont des inspectrices de la répression des fraudes, ainsi que des responsables de sociétés spécialisées dans l’import-export. Les prévenus sont notamment poursuivis pour blanchiment d’argent, abus de fonction, dilapidation de deniers publics et exploitation illégale de facilités professionnelles dans le cadre d’un réseau organisé.
Selon les éléments du dossier, les montres incriminées avaient été importées depuis la Chine grâce à des facilités douanières accordées au niveau du port d’Oran. Les investigations ont également révélé des irrégularités administratives et commerciales liées aux opérations d’importation et de contrôle des marchandises.
En première instance, plusieurs accusés avaient écopé de peines allant jusqu’à deux ans de prison ferme assorties d’amendes financières, tandis que des sociétés impliquées ont été condamnées à de lourdes sanctions pécuniaires et à la confiscation des marchandises saisies.
Touaf Ikram


