Dans l’une de nos précédentes éditions, nous avons évoqué la grève des enseignants du lycée situé à Akid Lotfi à cause du comportement d’une élève, jugée irrespectueux envers ses profs.
Ce problème est vraisemblablement un point en commun entre les différents travailleurs de ce corps d’éducation, qui fait face à une montée inquiétante de la délinquance, et l’insouciance chez les élèves.
De quoi inquiéter les enseignants qui appellent à plus de rigueur de la part de l’administration, et de suivi de la part des parents.
La semaine dernière, au niveau du quartier de Belgaïd, connu par la densité des élèves scolarisés, les profs d’un lycée ont également observé une grève, à cause du comportement jugé irrespectueux à leur égard.
Pis encore, dans ce même quartier relevant de la commune de Bir el Djir, un contrôle des élèves de l’un des CEM, a surpris l’administration.
En effet, deux grands couteaux et des cigarettes électroniques (chicha) ont été découverts chez des élèves qui sont encore au palier de la scolarisation moyenne, et n’ont pas encore atteint le palier du lycée.
Un danger imminent pour les autres élèves qui sont des cibles potentielles de ces «petits délinquants ».
Plusieurs parents ont fait part de leur inquiétude et appellent les responsables des établissements éducatifs à mener souvent ces opérations de contrôle, et dissuader le danger.
Ces enfants ont souvent des membres de leurs familles qui sont un mauvais exemple pour eux, et essaient de les imiter.
D’autres ne sont pas suivis par leurs parents, et laissent la rue impacter leur comportement, qui devient de plus en plus agressif.
Et leurs premières cibles se sont leurs camarades de classes.
Pour les enseignants, l’Etat doit protéger ces enfants vulnérables de la dérive, ces mineurs qui n’ont pas atteint l’âge de 18 ans, sont souvent victimes de leur échec scolaire et de la situation sociale de leurs familles, ce qui leur a contraint à aller droit vers le banditisme.
Ce phénomène de société s’ajoute à celui de la cigarette et la consommation de drogue qui prend de l’ampleur chez les élèves des CEM et des lycées, garçons et même des filles qui sont de plus en plus attirés par ces poisons.
Un phénomène lié à l’effet des médias et des réseaux sociaux qui sont désormais facilement accessibles après l’avènement de la technologie de la 4G et les fameuses applications de parodies comme le Snapchat et Tik-Tok et même Instagram et Facebook, où des publications et des publicités non-adéquates peuvent apparaître sur le fil, ce qui peut marquer le jeune adolescent.
Le contrôle parental doit être encore plus rigoureux pas seulement dans la rue mais même au sein de la maison.
Du pain sur la planche put la direction de l’Education qui doit redoubler d’efforts afin de lutter contre ces fléaux au sein des établissements scolaires.
J.M


