
Le nombre de cas confirmés d’Ebola en République démocratique du Congo (RDC) est monté à 837, dont 196 décès, alors que les autorités sanitaires et les partenaires internationaux avertissent que l’épidémie continue de se détériorer. Selon les derniers chiffres publiés par le ministère congolais de la Santé, le taux de létalité s’établit à 23,4%.
Au total, 49 patients ont été déclarés guéris, tandis que 376 autres se trouvent en isolement ou en hospitalisation. L’épidémie, causée par le virus Ebola Bundibugyo, reste concentrée dans les principales zones sanitaires foyers, notamment Bunia, Mongbwalu et Rwampara, dans la province de l’Ituri. Selon un rapport publié mardi par l’Organisation mondiale de la santé (OMS), l’élargissement de la distribution géographique des zones sanitaires touchées, la transmission persistante dans des milieux urbains et liés aux activités minières, les taux sous-optimaux de suivi des contacts dans certaines provinces ainsi que l’insécurité persistante dans les zones affectées continuent de compliquer les opérations de riposte et d’accroître le risque d’une propagation accrue à l’intérieur de la RDC et vers les pays voisins. L’OMS a indiqué que l’épidémie continuait de se détériorer, avec une transmission communautaire soutenue, une hausse du nombre de cas et de décès, ainsi qu’une expansion géographique en cours dans les provinces de l’Ituri et du Nord-Kivu. La propagation vers de nouvelles zones sanitaires touchées traduit une extension au-delà des foyers initiaux, selon le rapport. En Ouganda voisin, aucun nouveau cas confirmé n’a été rapporté au cours de la période couverte par le rapport, selon l’OMS. Toutefois, le lien épidémiologique persistant avec la transmission en RDC souligne le risque continu de propagation transfrontalière et de transmission secondaire.


