
Après des années de fermeture, les espaces de vente de véhicules reprennent vie à la faveur de l’ouverture du marché de l’automobile
Dédié aux véhicules neufs, ces Show-room avaient mis les clefs sous le paillasson en raison de la situation qui prévalait dans le secteur.
Il s’agit de grands espaces des concessionnaires qui représentaient, il y a quelques années, les vitrines des grands constructeurs automobiles et qui sont aujourd’hui à l’abandon.
Des aménagements sont en cours pour la remise en l’état de ces espaces pour l’accueil des véhicules annoncés récemment par la plus haute autorité de l’Etat.
Et pour preuve, un premier lot de centaines de véhicules FIAT a débarqué au port de Mostaganem cette dernière semaine, en attendant d’autres bateaux qui devront accoster dans les prochaines semaines.
Idem pour trois (03) autres marques tel que «JAC».
Il convient de noter, que pas moins de 35 agréments ont été délivrés par le ministère de l’industrie aux opérateurs qui désirent investir ce secteur d’activité.
Il est à rappeler, par ailleurs, que rien n’allait plus dans l’automobile en Algérie depuis ces dernières années.
Le secteur mourrait à petit feu, laissant le champ libre aux privés qui ouvrait «pêle-mêle» des Show Room un peu partout dans le centre urbain d’Oran pour la vente de véhicules pratiquement «usagés ».
Et pour cause, des dizaines de points de vente ont fermé à travers le territoire de la wilaya en raison du blocage que connait le marché depuis 2015 avec l’interdiction des importations.
La zone d’activité d’El-Kerma, à Oran, dédiée exclusivement aux concessionnaires automobiles, devenue depuis zone fantôme, symbolise parfaitement la situation du marché de l’automobile.
Des milliards de dinars d’investissement gâchés, des centaines d’employés mis au chômage et des infrastructures à l’abandon.
Voilà qui reflète parfaitement la situation du marché automobile.
Une initiative, en tous cas, qui commence par donner un sérieux coup aux revendeurs particuliers dans les espaces de vente du véhicule d’occasion.
Et bien avant cette mutation qui s’annonce, les transactions dans les grands espaces à ciel ouvert étaient déjà critiquées pour leur déstructuration et l’esprit de spéculation dont se distinguaient leurs principaux animateurs que sont les revendeurs et les courtiers de l’automobile.
La suspension de la vente des voitures d’occasion sur les espaces dédiés va sans doute rajouter à la pression qui pèse sur le marché automobile, neuf et d’occasion confondus, suite à la reprise de l’activité des usines, dont le rendement en volume s’annonce suffisant et en mesure de satisfaire la demande nationale.
Certes, le marché automobile de l’occasion connaît, ces dernières années, une migration relative vers les transactions via internet, à travers plusieurs sites spécialisés où vendeurs et acheteurs trouvent leur compte à moindre peine.
Cependant, des marchés locaux à Oran et ces environs et bien d’autres étaient encore des destinations privilégiées pour la «bonne affaire » bilatérale avant l’annonce de l’arrivée de l’italienne «FIAT» et la chinoise «JAC» qui commence déjà par faire baisser les prix et les transactions via le net.
Rayen H.


