
Le Premier ministre britannique Keir Starmer a annoncé, lundi, sa démission et son maintien en fonction jusqu’à la désignation d’un nouveau chef du Parti travailliste.
«Chaque décision que j’ai prise a été guidée par le souci de faire passer le pays que j’aime avant tout. C’est pourquoi je démissionnerai de mon poste de chef du Parti travailliste», a déclaré M. Starmer. «J’ai parlé à Sa Majesté le roi ce matin pour l’informer de ma décision. Je demanderai au Comité exécutif national du Parti travailliste d’établir un calendrier prévoyant l’ouverture des candidatures le 9 juillet, et leur clôture avant la fin de la pause estivale», le 1er septembre, a précisé le dirigeant de 63 ans devant les caméras. Avec ce départ, le Royaume-Uni s’apprête à connaître son septième Premier ministre en dix ans. La menace qui pèse sur Starmer s’intensifie depuis des mois, mais elle s’est accrue brutalement lorsque son rival au sein du Labour, Andy Burnham, a remporté une victoire décisive aux dernières élections, désormais en position de briguer la direction du Parti travailliste.
Le départ de Starmer intervient moins de deux ans après sa victoire écrasante aux élections, qui promettait de mettre fin à la politique «chaotique» britannique. Il a promis de faire tout son possible pour assurer une transition en douceur du pouvoir et a assuré son plein soutien à son successeur.


