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Séisme en Turquie et Syrie : près de 26 millions de personnes touchées

Près de 26 millions de personnes pourraient avoir été touchées par les séismes qui ont frappé cette semaine la Turquie et la Syrie, où des dizaines d’établissements de santé ont été endommagés, avance samedi l’Organisation mondiale de la santé (OMS) dans un appel de fonds.

L’OMS appelle à une aide financière d’urgence de 42,8 millions de dollars pour répondre aux besoins sanitaires immédiats.
Plus tôt cette semaine, l’OMS, qui a déjà débloqué 16 millions de dollars de son fonds d’urgence, avait estimé à 23 millions le nombre de personnes potentiellement exposées.
Samedi, ce chiffre s’élève à 26 millions, 15 millions en Turquie et près de 11 millions en Syrie.
Parmi elles, plus de cinq millions de personnes sont considérées comme particulièrement « vulnérables », dont près de 350.000 personnes âgées et plus d’1,4 million d’enfants.
En Turquie, l’OMS estime que plus de 4.000 bâtiments se sont effondrés lors des tremblements de terre, et que 15 hôpitaux ont subi des dégâts partiels ou lourds.
En Syrie, au moins 20 établissements de santé dans le nord-ouest, dont quatre hôpitaux, ont subi des dommages.
L’OMS a annoncé avoir acheminé jeudi 37 tonnes de matériel de traumatologie et de chirurgie d’urgence vers la Turquie, tandis que 35 tonnes sont arrivées en Syrie vendredi.
Elles « serviront à traiter et à soigner 100.000 personnes ainsi qu’à effectuer 120.000 interventions chirurgicales urgentes dans les deux pays », a précisé l’OMS, ajoutant qu’un troisième vol transportant un chargement similaire devait arriver lundi en Syrie.
Le directeur général de l’OMS, Adhanom Ghebreyesus, est arrivé samedi à Alep, en Syrie, durement frappée par le séisme.(APS) Barrage de la Renaissance L’Egypte insiste sur « un accord juridique contraignant » sur le remplissage LE CAIRE, 12 fév 2023 (APS) – Le ministre égyptien des Affaires étrangères, Sameh Shoukry, a souligné l’importance de parvenir à « un accord juridique contraignant » sur le remplissage du « Barrage de la renaissance » éthiopien, construit sur le Nil Bleu et source de tensions entre l’Egypte, le Soudan et l’Ethiopie.
S’exprimant, samedi, lors d’une conférence annuelle du Conseil égyptien des affaires étrangères, M. Shoukry a souligné que « parvenir sans délai ni tergiversations à un accord juridique contraignant sur le remplissage et l’exploitation du barrage est une nécessité indispensable ».
Shoukry a évoqué « le grave défi de la sécurité de l’eau auquel sont confrontés le Moyen-Orient et le continent africain ».
Il a souligné « l’adhésion de l’Egypte à la retenue et au respect des droits du peuple éthiopien au développement », ajoutant : « Cependant, cette question n’a pas et ne sera jamais en échange d’une complaisance envers le droit des Egyptiens ».
Le Caire et Khartoum veulent parvenir d’abord à un accord tripartite sur le remplissage et l’exploitation du barrage, afin d’assurer le débit continu de leur part annuelle de l’eau du Nil, tandis qu’Addis-Abeba affirme que le barrage, dont la construction a commencé il y a plus d’une décennie, n’est pas destiné à nuire à qui que ce soit.

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