
La commune de Hassi Dahou dans la wilaya de Sidi Bel Abbes avec ses douars revendiquent toujours le développement pour réserver à ses habitants, une vie confortable.
Selon les représentants de la société civile, la revendication la plus pressante des habitants de Hassi Dahou est la réalisation d’un CEM au chef lieu de commune ce qui eviterait le déplacement quotidien de leurs enfants au village Bouaiche, à la commune de Tenira ou au chef lieu de wilaya et revenir en fin d’après midi épuisés.
Le projet qui a été proposé par les membres de l’assemblée populaire communale de Hassi Dahou aux autorités de la wilaya n’a pas été concrétisé au profit de plus de 200 élèves. Parmi le nombre, une centaine se déplace au chef lieu de Sidi Bel Abbés traversant 30 km en aller et retour, ce qui va se répercuter sur leur rendement et risquent l’échec dans leur scolarité. Les habitants de Hassi Dahou attendent de doter leur localité d’une polyclinique équipée des moyens humains et matériels pour prendre en charge leurs malades sans les obliger à se déplacer ailleurs avec leurs propres moyens.
De leurs côtés, les bénéficiaires des lots de terrain au village Bouaiche relevant de la commune de Hassi Dahou réclament de leur débloquer les aides financières pour construire leur maison, indiquant que 188 bénéficiaires ont obtenu leur décision d’éligibilité depuis quatre années, 42 autres ont bénéficié au chef lieu de commune et 60 lots sont réservés aux habitants du douar Djebairia. Leur situation déplorable les pousse à contester le retard, soutiennent- ils.
Outre le problème de la pénurie d’eau potable qui fait le marasme quotidien des villageois de Bouaiche. Selon les propos, l’eau ne coule des robinets qu’un jour sur 10 jours pendant une heure seulement. Le village Bouaiche a par contre bénéficié du projet d’une école primaire pour laquelle un terrain a été désigné. Le retard du branchement des exploitations agricoles à l’électricité agricole retarde le forage des puits et fait rétracter les agriculteurs à investir dans l’élevage ovin, bovin et avicole et aussi fait reculer leurs productions de céréales, légumes et fruits.
En raison de la sécheresse et de l’électricité pour creuser des puits et pomper l’eau, les fellahs n’utilisent pas le système de l’irrigation d’appoint. L’APC de Hassi Dahou qui a bénéficié de 2.2 milliards de centimes dans le cadre du programme communal de développement, a programmé la réfection des réseaux de l’eau potable au niveau des deux quartiers 90 et 40 logements sociaux au village Bouaiche, le raccordement du douar Nouaoura au réseau du gaz de ville après la réfection du réseau d’assainissement, ainsi que la réalisation d’un stade de proximité au douar Djebabra.
Fatima A


