Les producteurs de tomates de la wilaya de Sidi Bel Abbès font face au problème de l’absence d’usines de transformation des tomates au niveau de la wilaya.
Une situation qui a contraint les agriculteurs à transporter leur production vers les wilayas de Relizane et Chlef où vendre les quantités de tomates, ce qui n’est pas sans impact négatif sur leurs revenus. Ils disent perdre chaque saison de récolte des quintaux de la tomate et encaisser des pertes colossales d’argent.
La direction des services Agricoles a evalué la superficie plantée de la tomate industrielle plus de 200 hectares, dans les communes de Télagh, Sfisef, Tenira, Sidi Lahcen et Sidi Bel Abbes, d’où la production de 125200 quintaux sur une superficie estimée à 140 hectares. La récolte se poursuit jusqu’au mois d’octobre.
Pour alléger les problèmes, les producteurs de la tomate industrielle préconise la réouverture de l’usine de Ben Badis, qui se spécialise dans la transformation et le conditionnement de la tomate, leur accompagnement et de les doter des moyens de travail et de lutte contre les maladies et la levée des contraintes au niveau des banques. Des conditions qui éviteront aux agriculteurs les difficultés à commercialiser leur production aux usines des autres wilayas, et inciter ont l’investissement dans l’industrie de transformation de la tomate. Il est à rappeler que le conseil interprofessionnel de la filière tomate avait recensé 23 usines de transformation de la tomate opérationnelles dans les wilayas de Souk Ahras, Skikda et Guelma, dans la région Est du pays et sont subventionnées par l’Etat, et a par ailleurs aucune usine n’est ouverte à Sidi Bel Abbes et dans la région ouest du pays.
La situation catastrophique fait rétracter les agriculteurs et les producteurs à penser à s’orienter vers l’exportation, a t-on déploré.
Un problème qui était posé à plusieurs reprises par les professionnels de la filière lors des rencontres avec les responsables des directions des services agricoles et du ministère de tutelle, a t-on précisé, mais sans suite.
Fatima A


