Quasiment une semaine après le début du mois de Ramadhan, les prix du poulet n’ont toujours pas baissé sous la barre des 500 DA le kilogramme.
Les responsables du secteur qui avaient misé sur la vente chez les abattoirs étatiques du poulet à 350 DA, n’ont pas réussi à impacter le prix de cette viande blanche à travers le marché.
Pour plusieurs observateurs, cela est dû au réseau des points de vente GAO/ ORAVIO qui est très limité.
Au centre de la ville, à titre d’exemple, le point de vente de Plateau près de la gare ferroviaire, est pris d’assaut par des centaines de clients qui s’installent dès la matinée en attente de l’arrivée de la marchandise.
Les responsables auraient dû créer d’autres points de vente même mobiles à travers les quartiers de la ville, à titre provisoire, et faire face ainsi à la demande.
Du côté des aviculteurs, cette hausse est justifiée par les difficultés rencontrées, eux qui font face à de multiples problèmes en plus de la crise internationale qui frappe la filière.
L’Etat est appelé à épauler les éleveurs à travers un prix bas du poussin en plus des exonérations des TVA, afin de parvenir à fixer le prix de la viande blanche, seule alternative pour les ménages.
Ils avaient proposé de mettre en oeuvre des mécanismes nécessaires pour garder les prix entre 300 et 350 dinars toute l’année.
Ils ont expliqué que la production d’un poulet, dont le poussin a été acheté à l’office régional des viandes de l’Ouest (ORAVIO) à 100 dinars, s’élève à 210 dinars en précisant que la baisse des prix sur le marché au-dessous de la fourchette des 300 à 350 Da engendre des pertes aux éleveurs.
Cette filière souffre de nombreux problèmes, liés essentiellement au manque d’organisation et de structuration, ainsi que de l’existence du marché parallèle, avec 80% des professionnels du domaine exercent de façon informelle.
Pour rappel, l’Algérie compte en moyenne près de 140 millions de poules et une production de 350.000 tonnes à 400.000 tonnes de viandes blanches et de 6 à 7 milliards d’oeufs par an.
J.M


