
La Cour constitutionnelle de Thaïlande a annoncé, mercredi, la suspension temporaire du mandat de député du candidat au poste de Premier ministre, Pita Limjaroenrat, le temps d’instruire une affaire dont elle a été saisie.
Cette affaire concerne des actions que Pita Limjaroenrat, chef du parti « Move Forward », vainqueur des récentes législatives, possédait dans une chaîne de télévision au moment de la campagne électorale, ce qui est interdit par la loi.
La commission électorale du pays, qui enquête depuis début juin sur le député de 42 ans au sujet de sa détention présumée d’actions dans la société de médias « iTV Plc », avait recommandé, la semaine dernière, une suspension de ses fonctions parlementaires.
En vertu de la Constitution thaïlandaise, les politiciens ne sont pas autorisés à détenir des actions dans les entreprises de médias.
Cette condition figure également dans la charte du Parti « Move Forward ».
Le député, qui se défend de toute manœuvre illégale, risque la perte de son siège de parlementaire et un bannissement de la vie politique pendant 20 ans.
Cette annonce intervient alors que Pita Limjaroenrat avait perdu un premier scrutin au Parlement pour devenir Premier ministre.
Avec 324 votes pour, 182 votes contre et 199 abstentions, M. Pita, n’avait pas réussi à atteindre le seuil requis de 375 voix au Parlement pour devenir le prochain Premier ministre thaïlandais.
L’annonce intervient aussi alors que M. Pita est actuellement au Parlement, où la Chambre des représentants et le Sénat sont réunis pour un deuxième vote visant à désigner le Premier ministre du pays.
Pita Limjaroenrat, de nouveau candidat au poste de Premier ministre de Thaïlande, prendra ainsi part à cette réunion, la décision de la Cour constitutionnelle n’affectant pas sa candidature pour le poste.


