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Une réunion sur le dispositif de surveillance et d’alerte s’est tenue à l’EPSP Eckmühl : Variole de singe… la vigilance est de mise

Dans le cadre des mesures préventives contre la propagation du virus de Mpox, plus connu par la variole de singe, la direction de la santé et de la population a organisé mercredi une séance de travail regroupant les responsables du secteur, des chefs de services, des coordinateurs et des praticiens de la santé.

Le but de cette réunion qui s’est tenue à l’EPSP Hadj Abed Atika à Eckmühl est de mettre le point sur la stratégie à adopter pour lutter contre une potentielle propagation de cette maladie qui fait des ravages dans plusieurs pays africains qui recensent des dizaines de cas affectés dont des décès quotidiennement.
La direction de la santé et sur instruction du ministère de tutelle a insisté sur l’annonce des cas potentiels qui seraient décelés chez les citoyens. Une organisation qui pourrait permettre aux responsables du secteur d’y remédier et stopper cette maladie. Cette réunion prouve que la situation est inquiétante surtout après la déclaration de l’urgence par l’organisation mondiale de la santé sur la maladie du Mpox. Selon les médecins spécialistes, la maladie dont les cas déclarés sont en hausse de jour en jour en Afrique, doit être prise au sérieux, notamment avec les migrants africains qui viennent s’installer en Algérie de façon illégale, loin de toute protection et contrôle sanitaire. La recrudescence du Mpox en République démocratique du Congo (RDC), est portée par le clade 1b qui touche aussi le Burundi, le Kenya, le Rwanda et l’Ouganda, ce qui a incité l’OMS à décréter le 14 août une urgence de santé publique de portée internationale, l’alerte sanitaire du niveau le plus élevé. Le virus a été découvert en 1958 au Danemark, chez des singes élevés pour la recherche. Puis en 1970 pour la première fois chez l’homme dans l’actuelle RDC (ex-Zaïre), précédemment connu sous le nom de clade du bassin du Congo puis sous le nom de clade 1, et désormais clade 1a suite à la récente découverte du variant 1b en RDC. Les pays les plus touchés se préparent ainsi à une grande opération de vaccination d’ici quelques jours, avec l’arrivée des lots de vaccins.
Les études sur l’efficacité des différents vaccins se poursuivaient en Afrique pendant que les vaccins étaient administrés, afin que les pays comprennent mieux quels vaccins sont appropriés dans leur contexte. Les Etats africains ont signalé plus de 1 400 cas supplémentaires de mpox au cours de la semaine dernière, portant le nombre total de cas dans les 12 pays africains où le mpox a été détecté à près de 19 000 depuis le début de 2024, selon le Centres africains de contrôle et de prévention des maladies (CDC Afrique). En Algérie, la prudence est de mise. Du côté du ministère de la santé qui assure n’avoir enregistré aucun cas de variole de singe sur le territoire national, un dispositif de surveillance et d’alerte pour contrecarrer cette maladie a été mis en place. A ce propos, le ministère qui a réuni la sous-commission multisectorielle nationale des points d’entrée du Règlement sanitaire international (RSI) pour une évaluation du risque de cette maladie, suite à la déclaration du directeur général de l’OMS relative à la variole de singe ou MPOX, le 14 août dernier, comme étant «une urgence de santé publique de portée internationale», a fait état de «la disponibilité des moyens pour faire face à l’introduction éventuelle de cette maladie dans le pays», tout en assurant qu’»aucun cas de variole du singe n’a été enregistré sur le territoire national, qu’il soit local ou importé». Il faut savoir que la variole du singe est «une maladie virale» et qu’elle «se transmet à l’homme par contact avec une personne, un animal ou un objet porteur du virus», appelant, par occasion, les citoyens à respecter «les règles d’hygiène individuelle et collective, notamment le lavage des mains». Le ministère a appelé, toutefois, les personnes qui sont à l’étranger ou partiront en voyage, dans une région contaminée, à respecter certaines procédures. Il s’agit d’éviter le contact avec des personnes touchées et les animaux susceptibles d’héberger le virus, tout en procédant à l’isolement des personnes infectées et l’utilisation des masques respiratoires.
J.M

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