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56,06% seulement des Oranais ont été recensés

Après l’expiration des dé lais du recensement général de la population et de l’habitat (RGPH), à Oran, les agents mobilisés n’ont pu atteindre que 56,06% des habitants de la wilaya d’Oran.

Ce taux traduit le dénombrement d’un peu plus de la moitié des oranais.
Ceci exprime clairement que le recensement est pratiquement est loin de pouvoir répondre aux attentes et aux besoins de planification de l’autorité publique.
En effet, avec ce taux incomplet, le département des statistiques et les experts du gouvernement pourront difficilement mettre en avant les efforts consentis et les résultats pratiques des réformes initiées, notamment dans le cadre de l’exécution de ses engagements internationaux à l’instar des Objectifs du développement durable (ODD-2030)».
Ce taux est tombé comme un couperet, «classant» la population oranaise en deux catégories, celle ayant été confronté au fameux formulaire et celle qui a refusé de répondre, auxquelles il faut ajouter ceux qui sont tout bonnement cochés aux résidents absents.
De la sorte, cette opération risque de fausser grandement les projections des pouvoirs publics locaux et de se répercuter négativement sur l’image de notre wilaya en particulier, notamment en termes de classement et de classification».
Pourquoi est-il important ce recensement? Notons que l’utilisation des données de ce RGPH «permettra de mettre en place des politiques publiques de manière plus efficace, et favorisera leur suivi et leur évaluation à l’échelle nationale et locale, en fournissant des renseignements exacts et actualisées dans les domaines économique et social».
Pour revenir au procédé sur le terrain, explique-t-on, il a été question de «procéder à la collecte de renseignements à caractère social, démographique et économique de chaque membre de famille, les informations sur le mariage, le déplacement, la migration, l’éducation, l’enseignement, ainsi que des renseignements sur les principaux services publics offerts et l’utilisation des TIC».
Il s’agit aussi, selon nos sources, du recensement des personnes aux besoins spécifiques et celles sans abri et l’identification des constructions, des habitations et autres ainsi que la réalisation du contrôle de qualité au plus haut degré pour recenser et appliquer les normes internationales contribuant efficacement à l’évaluation et à l’examen rigoureux des résultats.
Pourtant, ce recensement fait état de l’utilisation pour la première fois depuis l’indépendance des moyens technologiques modernes dans une opération structurelle vaste à travers le recours à plus de plus d’un millier de tablettes intelligentes équipées de cartes SIM 4G avec le concours de près de 1500 agents.
Ce fait a vivement été déploré par le wali, Saïd Sayoud, lors du dernier conseil exécutif.
Avec tous ce que l’Etat aura dépensé et les efforts consentis, visant la promotion du système statistique pour l’élaboration d’un réseau interactif sur l’ensemble du territoire et l’objectif de maitriser l’économie et ses besoins, n’aura donc pas apporté une bonne réponse où du moins, plus efficace à nos statistiques.
Rayen H

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