
• On ne peut pas savoir avec certitude que l’on a une hépatite simplement en observant ses symptômes.
• Les symptômes évocateurs sont assez peu spécifiques : fatigue importante, perte d’appétit, nausées, douleurs abdominales, fièvre, douleurs musculaires ou articulaires.
• Il faut consulter ou demander un dépistage après une situation à risque.
La réponse est claire : on ne peut pas savoir avec certitude que l’on a une hépatite simplement en observant ses symptômes. Une hépatite est une inflammation du foie. Elle peut être due à différents virus, notamment A, B, C, D ou E, qui n’ont pas les mêmes modes de transmission. Les virus A et E se transmettent surtout par voie féco-orale, via de l’eau ou des aliments contaminés ; les virus B et C se transmettent surtout par le sang, et le virus B aussi par voie sexuelle. (Institut Pasteur)
Des signes parfois trompeurs
Les symptômes évocateurs sont assez peu spécifiques : fatigue importante, perte d’appétit, nausées, douleurs abdominales, fièvre, douleurs musculaires ou articulaires. La jaunisse, avec peau ou blanc des yeux jaunes, urines foncées et selles pâles, est plus parlante, mais elle n’est pas toujours présente.
Dans l’hépatite A, les symptômes sont plus visibles chez les enfants de plus de six ans et les adultes. L’Assurance Maladie décrit une phase avec fatigue, nausées, douleurs abdominales et syndrome grippal, puis parfois une phase ictérique avec jaunisse, selles décolorées et urines foncées. (Ameli)
L’hépatite B peut, elle aussi, donner fatigue, fièvre, nausées, vomissements, perte d’appétit, douleurs musculaires ou articulaires, urines sombres et jaunisse. Mais elle passe fréquemment inaperçue. Son diagnostic repose sur une sérologie sanguine. (Ameli)
Le dépistage est décisif
L’hépatite C est encore plus silencieuse : dans environ 90 % des cas, l’infection aiguë passe inaperçue selon l’Assurance Maladie. Le diagnostic repose sur une prise de sang recherchant les anticorps anti-VHC puis, en cas de positivité, l’ARN du virus. (Ameli)
Il faut donc consulter ou demander un dépistage après une situation à risque : rapport sexuel non protégé, partage de matériel d’injection, piqûre accidentelle, tatouage ou piercing dans des conditions d’hygiène incertaines, contact avec du sang, séjour dans une zone à risque avec troubles digestifs ou jaunisse, ou découverte d’un bilan hépatique anormal.
Quand consulter rapidement ?
Il faut consulter sans attendre devant une jaunisse, des urines très foncées, des selles décolorées, une fatigue intense inexpliquée, des vomissements répétés, une douleur importante du côté droit de l’abdomen, ou après une exposition à risque récente. L’urgence est plus grande en cas de confusion, saignements, malaise, altération de l’état général ou grossesse.
Le message essentiel : l’absence de symptômes ne rassure pas toujours. Pour une hépatite, savoir, c’est tester. Et plus le diagnostic est précoce, plus la prise en charge est efficace.
✍️ Agences


