Santé & Bien-être

Santé mentale : et si ChatGPT était en réalité le pire des psys ?

Les chatbots d’intelligence artificielle attirent des millions d’utilisateurs en quête de soutien psychologique. Mais selon des experts, leur utilisation pourrait en réalité aggraver les risques pour la santé mentale.

L’ESSENTIEL
• Les chatbots d’IA sont de plus en plus utilisés pour parler de santé mentale.
• Un chercheur pointe du doigt cinq mécanismes qui peuvent entretenir ou aggraver certains troubles psychiques.
• Il rappelle que les modèles généralistes comme ChatGPT ou Gemini n’ont pas été conçus pour accompagner des personnes en souffrance psychique.

Disponibles à toute heure, gratuits, anonymes et toujours bienveillants, les chatbots d’intelligence artificielle (IA) séduisent de plus en plus d’utilisateurs en quête de conseils « psy ». ChatGPT, Gemini ou encore Mistral sont désormais utilisés pour parler d’émotions, de relations ou de santé mentale. Mais cette nouvelle habitude pourrait aussi présenter des risques : dans un récent article paru dans le Journal of Psychopathology and Clinical Science, le chercheur Javad Abbasi Jondani met en garde contre plusieurs effets indésirables susceptibles d’aggraver certaines difficultés psychologiques.

Pourquoi les utilisateurs se tournent vers les chatbots d’IA

En 2026, environ 70 % des conversations avec ChatGPT portaient sur des préoccupations du quotidien, notamment les émotions, les relations et la santé mentale. L’auteur souligne également que près d’un adulte sur deux souffrant d’un trouble psychique diagnostiqué utilise un agent conversationnel d’IA pour obtenir du soutien, souvent sans en informer son médecin. Leur succès s’explique par plusieurs atouts : ils sont accessibles 24 heures sur 24, anonymes et ne portent jamais de jugement.

Après avoir passé en revue les études disponibles sur le sujet, Javad Abbasi Jondani admet que les IA peuvent certes apporter du réconfort ou des conseils. Mais selon lui, les modèles généralistes comme ChatGPT ou Gemini n’ont pas été conçus pour accompagner des personnes en souffrance psychique. Ils ne disposent donc pas des protocoles de sécurité des outils développés spécifiquement pour la santé mentale.

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