Culture

Alien – Romulus : de retour en 1979, ou presque

(Synopsis) Un groupe de jeunes infiltre un vaisseau abandonné flottant à proximité de leur planète dans l’espoir de partir pour d’autres cieux. À l’intérieur se trouvent toutefois des créatures meurtrières.

La suite d’Alien (1979) a pour titre Aliens (1986) et non Alien 2. Dans la chronologie de la franchise lancée par Ridley Scott, Alien – Romulus se glisse entre les deux et retrouve de belle façon l’esprit de ceux-ci.

Il aurait été audacieux d’intituler le film de Fede Álvarez (Evil DeadDon’t BreatheAlien 2, mais le cinéaste uruguayen et son coscénariste Rodo Sayagues ont de toute évidence voulu assurer une continuité avec le ton, l’ambiance et les évènements du premier.

La vie à Jackson’s Star est sombre. Le soleil ne brille jamais et ses habitants n’y sont que pour travailler dans les mines de la société Weyland-Yutani – responsable des malheurs de la majorité des personnages de la franchise Alien. Rain (Cailee Spaeny) et son frère Andy (David Jonsson), un androïde, rêvent de s’envoler pour le luxuriant système Yvaga. Leurs parents ont succombé à un cancer des poumons et l’histoire ne peut que se répéter.

Des amis ont découvert un vaisseau abandonné dérivant près de leur atmosphère et les invitent à faire partie du voyage vers un monde meilleur. D’autant plus que la présence d’Andy est essentielle au succès du périple qui prendra neuf ans. Bien que naïf et lent, le « synthétique » est capable de communiquer avec le système d’opération de l’appareil déserté. Rapidement, les six jeunes adultes réaliseront qu’ils ne sont pas seuls à bord.

L’intrigue de Romulus est mince, mais comporte assez de surprises et de tension pour nous garder investis pendant deux heures. Même si on connaît maintenant les xénomorphes aussi bien que Ripley – devenue mythique grâce à Sigourney Weaver –, ces monstres dégoulinants restent terrifiants. Le dernier acte est particulièrement cauchemardesque.

La photographie (Galo Olivares) et les décors (Naaman Marshall), sublimes, nous ramènent immédiatement aux films originaux de Ridley Scott et James Cameron. La musique de Benjamin Wallfisch (Blade Runner 2049It) n’est pas aussi marquante que celle de Jerry Goldsmith, mais contribue tout de même à maintenir le suspense.

À l’exception de Rain et d’Andy, les personnages demeurent en surface en attendant leur mort inévitable. Au moins, on esquive les stéréotypes. Le jeu de Cailee Spaeny (PriscillaCivil War) est juste, bien qu’il manque un peu de saveur. David Jonsson (la série Industry) épate par les nombreuses facettes de son interprétation. On espère le revoir bientôt.

Après deux antépisodes plus ou moins convaincants, nous sommes heureux de voir que la franchise Alien a trouvé une manière d’offrir du « nouveau rétro ».

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