
Des dockers du port de Montréal, le deuxième en importance au Canada, ont entamé une grève de trois jours lundi dans deux terminaux, paralysant 41% du trafic de conteneurs qui passent par le port.
Cette grève partielle qui concerne 320 travailleurs survient alors que les négociations pour le renouvellement de la convention collective des 1.150 dockers du port de Montréal, qui durent depuis un an, n’ont toujours pas mené à un accord.
L’Association des employeurs maritimes (AEM) a assuré dans un communiqué diffusé dimanche soir avoir « tenté par tous les moyens disponibles d’éviter la grève », « mais en vain ».
Les deux terminaux sont fermés à tout trafic maritime, routier et ferroviaire, tandis que des marchandises d’une valeur de près de 6 milliards de dollars canadiens (4 milliards d’euros) sont attendues sur les quais du port de Montréal au cours des prochaines semaines, a précisé l’Administration portuaire de Montréal, qui a souligné lundi que l’arrêt de travail vient « mettre à risque 91 millions de dollars (60 millions d’euros) d’activités économiques pour chaque jour d’interruption ».


