
Le tribunal de Cheraga a accusé une mère d’élèves d’injures et de menaces, suite à une plainte déposée par une institutrice de l’école primaire Fadhila Saâdane, à Cheraga. L’enseignante l’accuse de l’avoir insultée publiquement devant ses collègues dans le hall de l’école.
L’action en justice a été initiée après la plainte de l’institutrice, affirmant que la mère des deux élèves s’était présentée à l’école en état d’agitation pour demander un entretien avec l’enseignante de sa fille en classe de première année. Lorsque l’enseignante lui a demandé de baisser le ton en raison de la sortie des élèves, la mère a redoublé de colère et l’a insultée publiquement, estimant que ce n’était pas son rôle de lui demander de se calmer.
L’institutrice a expliqué avoir rédigé un communiqué de protestation adressé à la direction de l’éducation pour dénoncer les agressions répétées contre le personnel éducatif par certains parents d’élèves.
L’avocat de la plaignante a souligné que cet incident n’était pas le premier et qu’il représentait un danger croissant pour le personnel éducatif. L’enseignante avait déjà déposé trois plaintes similaires contre la même personne, avant d’y renoncer. Elle a ajouté que l’agression a failli lui faire perdre la raison, d’autant plus qu’elle était enceinte au moment des faits et qu’elle s’est évanouie dans son bureau, nécessitant un transport d’urgence à la clinique et un congé médical immédiat.
De son côté, la mère des deux élèves a nié les accusations. Elle a expliqué qu’elle s’était rendue à l’école le jour des faits, qui coïncidait avec la journée d’accueil des parents, pour demander à l’enseignante de changer la place de sa fille en classe en raison d’un problème oculaire. Mais la directrice a refusé l’entretien et lui a demandé de faire venir son époux à sa place, ce qui l’a mise mal à l’aise devant les enseignants et les élèves présents. L’institutrice serait intervenue pour lui demander de se taire, ce qui a déclenché l’incident.
L’avocate de la défense a plaidé pour l’innocence de sa cliente, affirmant que cette affaire résultait d’un conflit personnel entre la directrice et l’époux de l’accusée, qui avait refusé de lui rendre un service. Elle a également indiqué que la fille de la prévenue souffrait psychologiquement à cause de cette affaire, ajoutant que cette élève faisait partie des meilleures de l’école et que sa mère n’avait aucun intérêt à provoquer des problèmes.
Le procureur a requis deux ans de prison ferme et une amende de 100 000 DA à l’encontre de l’accusée.


