
Chez les femmes enceintes, la mémoire de la peur pourrait diminuer de manière durable.
L’ESSENTIEL
- Dans une étude, les rates en gestation et celles en période post-partum ont montré une capacité réduite à rappeler des souvenirs conditionnés de peur, plus précisément une réponse apprise à un son associé à une légère décharge électrique.
- Les effets observés semblent persister après la gestation.
- Selon les chercheurs l’allopregnanolone, une hormone stéroïdienne produite en plus grande quantité par l’organisme en fin de grossesse, est susceptible d’être à l’origine de ce changement.
La grossesse laisse une empreinte durable sur le cerveau. C’est ce que suggère une récente étude publiée dans la revue Hormones and Behavior. Dans le cadre de celle-ci, des chercheurs de l’université Northeastern (États-Unis) ont examiné comment l’expérience reproductive modifie la mémoire de la peur et l’activité du cortex préfrontal médian (zone du cerveau qui contrôle les fonctions exécutives) chez les rates. Pour ce faire, ils ont exposé les rongeurs à une série de sons suivis d’une légère décharge électrique. Leurs réactions à ces sons avant pendant la gestation et après la mise bas (expulsion) ont été comparées avec celles d’un groupe témoin de rates n’ayant jamais fécondé.


