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Tirs durant le dîner des correspondants de la Maison Blanche: Donald Trump juge que le lieu n’est pas assez « sûr » et justifie son besoin d’une salle de bal

Donald Trump va-t-il se servir de l’incident de ce samedi 25 avril à Washington pour justifier sa nouvelle salle de bal à la Maison Blanche ? Seulement quelques heures après les tirs, lors du dîner de gala de l’Association des correspondants à la Maison Blanche, à l’hôtel Hilton de Washington, le président américain a mené une conférence de presse. Et il n’a pas hésité à digresser, assez rapidement, sur l’un de ses sujets favoris: son immense salle de bal à 400 millions de dollars.

Car, selon lui, l’hôtel Hilton, où était organisé le dîner, n’était « pas particulièrement sûr ». Il consent tout de même à reconnaître que le dispositif de contrôle « était très sûr », le suspect des coups de feu ayant été intercepté avant d’approcher de la salle de bal où se trouvaient les invités. Mais pour le président américain, l’occasion est trop belle pour être ratée, l’incident suffit à justifier la construction de sa fameuse salle de bal à la Maison Blanche.

Le lendemain, ce dimanche 26 avril, sur son réseau Truth social, Donald Trump a réaffirmé que « cet incident ne se serait jamais produit si la salle de bal classée ‘top secret’ sur le plan militaire, actuellement en construction à la Maison Blanche, avait déjà existé ». Selon le président américain, « on ne la construit pas assez vite! Bien que magnifique, elle dispose de tous les dispositifs de sécurité les plus sophistiqués qui soient », a-t-il abondé fustigeant « un procès ridicule » lancé contre sa construction.

Depuis son lancement, ce projet, pharaonique, ne cesse de faire débat. En octobre, le président républicain avait fait détruire au bulldozer une aile entière de la Maison Blanche pour y construire cette salle de bal censée pouvoir accueillir jusqu’à 1.000 personnes, pour des réceptions diverses et des dîners en l’honneur de dignitaires étrangers.

Mais en décembre, la National Trust for Historic Preservation (NTHP) avait saisi la justice, accusant l’administration Trump de ne pas avoir respecté les exigences légales en matière d’enquête publique, ni obtenu l’autorisation du Congrès pour ce projet, dont le budget, financé par des dons privés, a doublé, passant de 200 millions à 400 millions de dollars.

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