Santé & Bien-être

Parkinson : comment le sport ralentit la maladie

En réduisant l’inflammation et en protégeant le cerveau, l’exercice physique s’impose comme une piste prometteuse pour ralentir la maladie de Parkinson, selon les experts.


L’ESSENTIEL

  • L’exercice physique pourrait ralentir la progression de Parkinson.
  • Il agit en réduisant l’inflammation et en protégeant les neurones.
  • Des recherches sont en cours pour préciser les meilleures pratiques.

Alors qu’aucun traitement curatif n’existe encore pour la maladie de Parkinson, une piste continue de susciter un intérêt croissant : l’activité physique. « L’exercice pourrait faire plus que simplement améliorer la santé générale, il pourrait ralentir la progression de Parkinson en réduisant l’inflammation cérébrale à l’origine de la maladie », explique Merrill Landers, doyen de l’Université du Nevada à Las Vegas (UNLV), dans un article publié sur le site de la faculté.

L’activité physique, un « engrais pour le cerveau »

La maladie de Parkinson est un trouble neurodégénératif qui touche surtout les personnes entre 55 et 65 ans. Elle affecte les mouvements, mais aussi le sommeil, la cognition et certaines fonctions autonomes. Tremblements, lenteur ou perte d’odorat peuvent être des signaux précoces. Avant même l’apparition des symptômes moteurs, environ 70 % des neurones produisant la dopamine sont déjà détruits. Ce neurotransmetteur est essentiel au contrôle des mouvements. Sans remède, les chercheurs cherchent avant tout à ralentir l’évolution de la maladie. Or, « l’un des candidats les plus prometteurs pour ralentir la progression est l’exercice d’endurance », souligne Merrill Landers.

L’activité physique agit en effet comme un véritable « engrais pour le cerveau », selon le chercheur. Elle stimule la production de BDNF, une protéine qui favorise la survie des neurones. « Le BDNF réduit aussi l’inflammation en déclenchant des signaux anti-inflammatoires dans le corps », explique-t-il. Or, une inflammation excessive accélère la destruction neuronale. En pratiquant une activité aérobie régulière (marche rapide, vélo, danse…), il est possible de réduire cet état inflammatoire.

L’intensité de l’activité a toute son importance : l’exercice doit être modéré à soutenu, permettant de parler sans être totalement à l’aise. « Vous devez être dans une zone d’intensité que vous pouvez maintenir assez longtemps pour obtenir le bénéfice », précise Landers. Outre l’aérobie, d’autres activités montrent des bénéfices. Le professeur Brach Poston, de l’UNLV, met en avant la boxe, qui combine coordination, équilibre et effort cardiovasculaire : « Elle impose des mouvements complexes et met au défi l’équilibre ».

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