Santé & Bien-être

Ebola : des cas suspects à l’isolement au Brésil et en Sardaigne

Trois cas suspects font craindre que l’épidémie d’Ebola qui sévit en République démocratique du Congo (RDC) ait franchi les océans.


L’ESSENTIEL

  • Au 30 mai, la RDC et l’Ouganda comptent plus de 1.100 cas suspects dont 246 décès.
  • Deux hommes présentant des symptômes d’Ebola ont été placés à l’isolement au Brésil.
  • Il y a également un cas suspect en Sardaigne.

Quinze jours que l’OMS a déclenchés l’urgence de santé publique de portée internationale face à l’épidémie d’Ebola qui sévit en République démocratique du Congo (RDC) et la situation est de plus en plus préoccupante. Le pays africain ainsi que son voisin l’Ouganda compte plus de 1.100 cas suspects. Le Brésil et la Sardaigne ont également dû placer des personnes provenant de ces pays à l’isolement, car ils présentaient des symptômes de la maladie.

Ebola : deux cas suspects au Brésil et un en Sardaigne

Ce dimanche 31 mai, les autorités brésiliennes ont annoncé avoir placé deux hommes ayant séjourné dans les pays africains touchés par Ebola à l’isolement. Ces derniers affichaient des signes de la maladie. Le premier, arrivé le 22 mai d’Ouganda, présentait une toux, des frissons et la diarrhée. Si les premiers tests se sont révélés positifs au paludisme et « négatifs pour Ebola ». Le ministère de la Santé a indiqué qu’il « restait placé à l’isolement » le temps de l’enquête sanitaire.

Le second a « des symptômes compatibles » avec des « fièvres hémorragiques virales ». Le patient de 37 ans, arrivé à São Paulo de RDC, a été diagnostiqué avec une forme grave de méningite. Toutefois, « l’enquête sur Ebola se poursuit jusqu’à ce que les analyses spécifiques soient terminées », ont précisé les autorités.

Le ministère de la Santé brésilien assure que « le risque de transmission de la maladie au Brésil et en Amérique du Sud est considéré comme faible ».

La Sardaigne a également déclenché les protocoles sanitaires contre Ebola après le transport d’un patient revenant de RDC ayant des symptômes compatibles avec le virus. Cette personne a été prise en charge au service des maladies infectieuses de l’hôpital Santissima Trinità et placée à l’isolement. Le ministère de la Santé italien estime que le risque Ebola en Italie « demeure très faible ».

Ebola en RDC : il y a « besoin de davantage de soutien »

Si la multiplication des cas nourrit les grandes craintes nationales et internationales, le directeur de l’Organisation mondiale de la santé, Tedros Adhanom Ghebreyesus, s’est voulu rassurant lors de sa visite, samedi dernier, dans la province de l’Ituri où les premiers malades d’Ebola ont été repérés.

« Nous sommes là, à vos côtés, et nous surmonterons cette situation ensemble », a-t-il assuré aux habitants de l’Ituri, au cours d’une conférence de presse. « Il existe dans ce pays une expérience solide » et « nous pouvons mettre fin à cette épidémie », a ajouté Tedros Adhanom Ghebreyesus, reconnaissant tout de même qu’il y avait « besoin de davantage de soutien ».

Il appelle notamment à la mise en place d’un cessez-le-feu dans cette région en proie à des conflits violents. « Même brièvement. Même juste assez pour laisser passer les agents de santé. Des gens meurent d’Ebola alors qu’ils n’ont pas à mourir. »

Le directeur de l’OMS a également prévenu qu’à la différence des précédentes épidémies précédentes survenues en RDC provoqués par le virus Ebola Zaïre, les cas actuels sont causés par le virus Ebola Bundibugyo, pour qui il n’existe pas de vaccin. « Mais je veux aussi que vous sachiez ceci : bien qu’il n’existe pas de traitements spécifiques contre le Bundibugyo, nous pouvons faire beaucoup ensemble pour prévenir la propagation de ce virus et sauver des vies. Les soins de soutien précoces dans nos centres de traitement peuvent faire une vraie différence. Si vous ou quelqu’un que vous connaissez tombe malade, n’attendez pas. Se manifester tôt peut faire la différence entre la vie et la mort. »

Bouton retour en haut de la page