Dans la localité de Hassiane Toual, lieu-dit hai Erha commune de Benfreha, abritant cinq mille âmes environ. Une cité qui a vu le jour dans les années 1990, dont les habitants se plaignent de la marginalisation de leur cité et l’absence de certaines infrastructures d’accompagnement, tel qu’un dispensaire, un bureau de poste, Maison de jeunes, Bibliothèque, absence de l’internet au niveau des 510 logements, alors qu’il existe à la cité mitoyenne.
La défaillance de l’éclairage public dans plusieurs rues et l’insuffisance des moyens de transport en commun. Une cité marginalisée. Pour légaliser un document au niveau de l’antenne administrative, il faut déposer le dit document et revenir quelques heures plus tard pour le récupérer. Il faut attendre la venue du délégué communal de Hassiane Toual » affirment les riverains. Cette antenne n’est même pas raccordée au réseau informatique, une information que nous n’avons pu vérifier, car cette dernière ferme à midi.
Au niveau des bâtiments des 170 logements RHP, les locataires se plaignent de l’absence du gaz naturel » cela fait quatorze mois que nous avons été relogés, le réseau de gaz naturel existe, mais pas à l’intérieur des appartements » affirment des locataires. « Bien avant l’attribution des logements, toute la tuyauterie en cuivre ainsi que les robinets d’arrêt de l’installation de gaz ont été volés. Depuis, nous utilisons les bouteilles de gaz butane. Il y a les fuites des eaux usées au niveau des loggias, nous empoisonnent la vie. Nous sommes contraints de respirer les mauvaises odeurs et supporter les piqûres de moustiques à longueur d’année » se plaignent les locataires.
Au niveau des 120 logements sociaux, Ibn Khaldoun, la situation n’est guère meilleure, les locataires attendent le raccordement de leur cité au gaz naturel depuis maintenant treize longues années « nous avons bénéficié de ces logements en 2012, à ce jour, nous utilisons la bouteille de gaz butane, notre cité ne dispose pas d’un réseau de gaz naturel, pourtant la canalisation de cette énergie ne se trouve qu’à deux pas de nos logements. Toutes nos réclamations sont restées sans suite » affirment ces locataires. L’un d’entre eux raconte que « le 12 juin 2021, la déflagration d’une bouteille de gaz dans mon appartement, où mon épouse a été brûlée au 2ème degré, alors que le réseau de gaz naturel est à deux pas de nos appartements. Nous nous sommes plaints de cette déplorable situation à tous les responsables locaux, mais en vain. Faut-il alerter les autorités nationales pour faire-valoir notre droit à cette énergie ? » s’interrogent nos interlocuteurs. Nos enfants souffrent du froid, car faut-il le dire, l’utilisation de la bouteille de gaz butane pour chauffer les appartements n’est pas sans danger.
A. Bekhaitia


