
Les habitants du bidonville Ras El Ain et, après de longues années d’attente, devront enfin être concernés par l’opération de relogement.
C’est ce qu’a annoncé jeudi le directeur du Logement de la wilaya d’Oran, précisant que les habitants de ce bidonville auront la part du lion lors de la prochaine opération, où plus de 4.000 unités seront distribuées.
Une bonne nouvelle pour les occupants de ces taudis qui sont impatients de voir leur rêve se réaliser.
Dans cette optique, des commissions spéciales ont été chargées de finaliser et de mettre à jour la liste des bénéficiaires, afin d’éviter les embrouilles qui se produisent après chaque opération, ce qui nécessite parfois une nouvelle étude des dossiers.
Par ailleurs, les nombreuses opérations de relogement réalisées durant les dernières années, a permis d’offrir aux décideurs d’importantes poches foncières à exploiter dans diverses activités à utilité publique.
Selon la direction du Logement, plus de 24 hectares de foncier ont été récupérés au niveau des daïras d’Es-Sénia et d’Oran grâce à ce programme de lutte contre l’habitat précaire et le vieux bâti.
Les plus grandes opérations, en l’occurrence celles du lieudit «Cumo» à Es-Sénia avec 17 hectares et celui de Batimat Taliane à Es-Seddikia avec 7 hectares.
Si le sort du terrain de Batimat Taliane est connu, avec un espace vert qui y sera réalisé, les terrains abritant les bidonvilles, peuvent constituer un acquis très important en matière de foncier industriel permettant, dans le moyen et le long terme, de faire un bond non-négligeable du potentiel économique de la wilaya.
Les autorités locales affichent une nette volonté de débarrasser la deuxième ville du pays des taudis qui entraînent des commerces et un trafic profitable à certains réseaux, au dépend de l’esthétique urbaine de la ville.
A travers ses différentes sorties médiatiques, le wali avait affirmé que tous les moyens légaux sont entrepris afin de mettre fin à la multiplication des taudis dont l’existence n’est plus tolérée puisque les conditions qui ont forcé certains citoyens à ériger des baraques illicitement, ne sont aujourd’hui plus valables, avec les nombreuses opérations de relogement dans le cadre du programme Social.
Désormais l’Etat doit y faire face, sinon la boucle ne sera jamais bouclée.
J.M


