
Face aux résultats d’un examen important, comme le baccalauréat, la déception peut être immense pour un jeune.
L’ESSENTIEL
- Des phrases comme « Je comprends que tu sois très déçu » permettent de reconnaître ce que le jeune ressent.
- Une fois les émotions apaisées, il devient possible de réfléchir ensemble à ce qui s’est passé.
- Cette réflexion l’aide à comprendre qu’un examen manqué ne définit ni son intelligence ni sa valeur.
L’annonce d’un échec scolaire est souvent un moment difficile pour toute la famille. En tant que parents, la manière de réagir à ce moment peut transformer une épreuve douloureuse en une occasion de reprendre confiance et de construire la suite.
Accueillir les émotions sans juger
Avant toute prise de décision, accueillir la parole de son enfant avec un espace dans lequel il pourra se sentir suffisamment sécurisé pour exprimer son ressenti lui permettra non seulement d’être reconnu, mais aussi compris. Malgré son propre ressenti de déception ou de colère, il est important de résister à la tentation de lui faire des reproches ou de vouloir immédiatement analyser ce qui n’a pas fonctionné.
Des phrases comme « Je comprends que tu sois très déçu » ou « C’est normal que tu sois triste après tous les efforts que tu as fournis » permettent de reconnaître ce qu’il ressent. Mais, à l’inverse, lui dire qu’il aurait dû travailler davantage ou que ce n’est pas si grave peut accentuer son sentiment de culpabilité ou lui donner l’impression que ses émotions ne sont pas entendues.
Changer de regard sur l’échec
Une fois les émotions apaisées, il devient possible de réfléchir ensemble à ce qui s’est passé. L’objectif n’est pas de chercher un responsable, mais de comprendre les différents facteurs qui ont pu influencer le résultat : une méthode de travail peu adaptée, un manque d’organisation, un stress important le jour de l’examen ou encore une fatigue accumulée.
Cette réflexion l’aide à comprendre qu’un examen manqué ne définit ni son intelligence ni sa valeur, mais qu’il traduit simplement le fait qu’à un moment donné, certaines compétences n’étaient pas totalement maîtrisées ou que les circonstances n’étaient pas favorables. L’échec perd alors son statut de fatalité pour devenir une difficulté que l’on peut analyser et dépasser.
Construire ensemble la suite
Après le temps de l’émotion et celui de la réflexion vient celui de l’action. Qu’il s’agisse de préparer les épreuves de rattrapage, d’envisager un redoublement, une réorientation ou un nouveau projet, il est essentiel qu’il reste acteur de ses choix.
Le rôle des parents est alors de l’accompagner sans décider à sa place, éventuellement en construisant ensemble un plan lui permettant d’identifier les points à renforcer et les ressources susceptibles de l’aider. Valoriser ses efforts, sa persévérance et ses progrès sera bien plus bénéfique que de se focaliser uniquement sur le résultat final.
En savoir plus : « Changer d’état d’esprit » de Carol S. S. Dweck.

