Le gouvernement fédéral éthiopien a annoncé avoir entamé le démantèlement de forces militaires controversées, selon des sources médiatiques.
Les membres des +forces spéciales+ (régionales) vont être « réaffectés » au sein de l’armée fédérale ou de la police régionale, ou « pourront retourner à la vie civile », a déclaré, vendredi, lors d’une conférence de presse Selamawit Kassa, secrétaire d’Etat à la Communication.
Tard jeudi, le gouvernement éthiopien avait annoncé dans un communiqué avoir entamé « la mise en œuvre de l’intégration des forces spéciales de chaque région » dans diverses structures de sécurité et fait état d’incidents lors d’opérations de « désarmement » des « forces spéciales » de l’Etat régional de l’Amhara.
Les incidents sont dus selon le gouvernement à des « incompréhensions » résultant de la « propagation de fausses rumeurs » sur ce désarmement.
La Constitution éthiopienne prévoit que les 11 Etats fédérés, dessinés le long de lignes linguistiques et culturelles dans un pays comptant plus de 80 peuples, disposent de leurs propres institutions et d’une police régionale.
Mais ces 15 dernières années, certains Etats – dont la région Somali, confrontée à des groupes armées et à des incursions des terroristes de groupe shebab de Somalie voisine – ont progressivement mis sur pied des « forces spéciales », non prévues par la Constitution mais largement tolérées.
Le gouvernement fédéral explique vouloir « bâtir une armée forte et centralisée capable de protéger la souveraineté et l’unité du pays ».
« Le processus est en cours dans toutes les régions » d’Ethiopie, selon lui.


