A la UneSlider

La flotte de l’ETO consolidée par 28 bus

Par le biais de prestations internes, la Société de transport public ETO a procédé à la réparation et à la remise en circulation de pas moins de 28 Bus supplémentaire.

La maintenance et la réparation de ces bus a été effectuée par le service de maintenance de l’entreprise et, avec des pièces de rechange acquises localement. Depuis, les recettes quotidiennes de l’entreprise sont passées de 90.000 Da à 420 000 Da/jour. Rappelons que cette entreprise transporte des milliers de passagers quotidiennement. Les bus ETO sont de loin les plus appréciés par les usagers oranais, en raison de leur ponctualité, et en raison de la qualité des prestations de services offerts aux usagers du transport en commun, qui sont de loin meilleurs que ceux des opérateurs privés. La flotte vieillissante de l’Entreprise des transports d’Oran (ETO) a été décimée par les pannes mécaniques et les nombreux incendies qui ont ravagé plusieurs bus desservant des lignes urbaines et suburbaines. Sur un parc vieillissant d’une cinquantaine de bus, seuls 9 continuent de sillonner les routes du groupement urbain d’Oran, alors que le reste était hors-service. Les usagers des transports urbain et suburbain regrettent que les bus de cette société soient de plus en plus rares. Dès les premières années de sa création, l’ETO faisait face à des difficultés financières majeures, notamment à cause du problème qui se posait pour l’amortissement des coûts des investissements initiaux, dont l’achat des bus a coûté 125 milliards de centimes. Le secteur des transports des voyageurs est, aujourd’hui, quasiment monopolisé par les opérateurs privés qui imposent leur diktat. Les transporteurs privés ne font qu’à leurs têtes et les usagers sont trimbalés comme des brebis dans des bus sales et rouillés. Les contrôles inopinés menés, il y a quelques semaines, par la commission de santé, d’hygiène et de l’environnement de la commune d’Oran sur les bus de transport en commun avaient été sanctionnés par la verbalisation d’une vingtaine de transporteurs privés pour diverses infractions, en particulier l’absence d’hygiène et la vétusté des bus, le non-respect des itinéraires et les mauvais comportements envers les usagers. La société publique ETO ne dispose pas des moyens financiers nécessaires pour renouveler son parc vieillissant constitué essentiellement de bus mis en service en 2004, ni pour faire face aux pannes mécaniques. L’ETO n’est plus rentable depuis une dizaine d’années. Elle ne survit que sous perfusion de subventions étatiques. Cependant, les subventions annuelles accordées par la wilaya à ces sociétés publiques ne peuvent plus couvrir les charges de gestion. Cette entreprise se débat actuellement dans une débâcle financière sans précédent. Entre les difficultés financières, l’anéantissement de son parc roulant et les revendications socioprofessionnelles de ses travailleurs, la direction de cette entreprise publique se trouve dans une situation très délicate, cherchant comment renflouer les caisses pratiquement vides.
Rayen

Bouton retour en haut de la page