
L’exercice physique permet le bon développement pulmonaire des enfants. Mais la pollution à l’ozone pourrait limiter ces bénéfices.
Les enfants devraient pratiquer une heure d’activité physique par jour, selon les recommandations de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS). Cette pratique serait bénéfique pour la forme physique, pour le métabolisme, les résultats cognitifs et la santé mentale. Le sport aide notamment au développement des poumons chez les plus jeunes. Mais d’après une étude récente, cela serait moins vrai dans un environnement pollué. Menée par une équipe de l’Université Queen Mary de Londres, cette recherche a été présentée lors du congrès annuel de l’American Thoracic Society.
Une vaste étude sur les conséquences de la pollution sur les enfants
Les travaux sont basés sur les données de plus de 3.400 enfants âgés de 6 à 9 ans, recueillies pendant quatre ans dans le cadre de l’étude CHILL (Children’s Health in London and Luton). Lancée en 2018, elle vise à déterminer si la réduction de la pollution atmosphérique liée au trafic routier est bénéfique pour la santé des enfants. « Nous cherchons particulièrement à savoir si des interventions visant à réduire la pollution atmosphérique peuvent améliorer le développement pulmonaire et les symptômes respiratoires, le niveau d’activité et les fonctions cérébrales des enfants », indiquent les auteurs. Ce travail se décline en différentes études, centrées sur différents points. Cette fois, ils ont comparé les données concernant les niveaux d’activité et la croissance pulmonaire des enfants avec leur exposition à différents types de pollution atmosphérique.
Pollution : elle réduit les bénéfices de l’activité physique chez les enfants
Les résultats montrent une différence entre les enfants habitant dans des zones polluées à l’ozone et ceux vivant dans des zones « saines », en ce qui concerne le développement pulmonaire. Les scientifiques britanniques ont constaté que l’ozone limitait davantage les bienfaits de l’exercice que les autres particules polluantes. « Cela concorde avec nos connaissances sur les effets biologiques de l’ozone pendant l’effort : il irrite les voies respiratoires lorsque la fréquence respiratoire augmente et qu’une plus grande quantité d’ozone atteint les poumons », développe le Dr James Scales, auteur principal. (…) Le principal enseignement est que l’activité physique et la santé environnementale sont étroitement liées. Encourager les enfants à être actifs est essentiel, mais veiller à ce qu’ils grandissent dans des environnements propres et sains est tout aussi important. »


