
Les épisodes répétés de manque d’oxygène pendant la nuit, provoqués par l’apnée du sommeil, remodèlent l’activité métabolique du foie.
L’ESSENTIEL
- L’hypoxie intermittente, à savoir les épisodes répétés de manque d’oxygène pendant le sommeil, désynchronise l’horloge interne, en particulier celle du foie.
- Cette désynchronisation modifie les rythmes quotidiens d’activité du foie, un organe clé du métabolisme (sucre, lipides).
- Comme les fonctions métaboliques ne suivent plus le rythme jour/nuit normal, l’efficacité de certains médicaments dépendrait davantage du moment où ils sont pris.
En cas d’apnée obstructive du sommeil, les pauses respiratoires anormales sont fréquentes. Problème : cette réduction ou interruption de la ventilation pendant la nuit provoque un manque en oxygène, appelée « hypoxie intermittente chronique. » Ces épisodes répétés de manque d’oxygène sont de plus en plus reconnus comme un facteur de dysfonctionnement métabolique. « Cependant, son impact sur la régulation métabolique circadienne reste mal compris », d’après des chercheurs de l’université Grenoble Alpes, de l’Inserm et du CHU Grenoble Alpes. C’est pourquoi ils ont voulu se pencher sur le sujet en utilisant des souris présentant une hypoxie intermittente. Pour les besoins de l’étude, publiée dans la revue Science Advances, l’équipe a analysé les effets de ce stress respiratoire sur le rythme circadien. Elle s’est concentrée sur le foie, à savoir l’organe central de la régulation énergétique.


