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Oran : les grilles des bouches d’évacuation des eaux pluviales de la cité des 38 logements de Hai Felaoucen volées en plein jour

Le vol de mobilier urbain métallique est devenu un phénomène qui nécessite des moyens de répression autrement plus durs. Voler des tampons de bouches d’égouts, des grilles d’avaloirs et, plus dangereux et plus criminel encore, des boulons de traverses de rails de chemin de fer semble devenir une pratique des plus courantes à Oran.

On vole, et on vend au receleur. Et ni le voleur et encore moins le receleur ne semblent inquiétés, tant les sanctions prévues par la loi ne semblent pas dissuader les réseaux qui ont fait de ce créneau juteux leur moyen de subsistance. Dimanche dernier, les habitants de la cité des 38 logements CNEP de Haï Felaoucen (ex-El Barki) ont été surpris de constater la disparition des grilles des bouches d’évacuation des eaux pluviales.
Le vol s’est déroulé en pleine journée ce qui renseigne sur l’audace des voleurs qui ne semblent pas s’être cachés pour commettre leur crime. Eh oui c’est bien un crime car, imaginez qu’un enfant tombe dans le trou béant de la bouche d’avaloir. Les conséquences de cet accident peuvent être dramatiques. Et puis ce qu’il faut signaler est le fait que les voleurs ont emporté une douzaine de grilles et en plein jour s’il vous plait! Ces malfaiteurs utilisent généralement, pour commettre leurs larcins, des charrettes, parfois des véhicules hippomobiles et généralement des camions chinois appelés communément Chana ou DFM. Et ce qui étonne encore le plus dans le vol commis dimanche dernier à la cité des 38 logements est que le site est censé être gardé.
Selon plusieurs sources, la Cnep a signé un contrat de gardiennage avec la société PRO48 pour y affecter un total de huit agents pour chaque vacation. Malheureusement, les habitants ont constaté que depuis leur installation, seul un ou deux gardiens font parfois des passages la journée mais sans vraiment assurer la mission pour laquelle ils sont affectés. Le culot des voleurs est allé trop loin, puisqu’ils se sont permis l’outrecuidance de dérober les portes métalliques de la loge de gardiennage.
Comment ont-ils fait puisque les lieux sont censés être gardés. Les résidents déplorent la multiplication des vols. Récemment, des véhicules qui étaient stationnés dans le parking de la cité ont été la cible de vol d’accessoires et les caves des immeubles n’échappent pas aux visites des chapardeurs. Aujourd’hui, un bout de métal pousse certains à commettre l’irréparable pour s’en accaparer. Il est temps à l’appareil législatif de donner un tour de vis aux dispositions visant à lutter contre le phénomène du vol des bouches dégout et autres.
La récupération des métaux pourrait générer plusieurs postes d’emplois mais cela doit se faire dans les limites de la loi. Le vol s’est banalisé et aujourd’hui tous les tampons des bouches d’égout de la wilaya ne sont plus en sécurité.
Nassim B

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