
Même si elles n’étaient pas diluviennes, les premières pluies de l’année enregistrées lors des premiers jours de ce mois de septembre, ont prouvé que beaucoup de travail reste à faire à Oran pour éviter le spectre des inondations.
La grande opération de curage menée depuis des mois, n’a finalement pas suffi face à ce blocage de routes principales notamment du côté Est et Ouest de la ville, qui souffre encore de la mauvaise gestion et de l’anarchie. Au quartier des Amandiers, les crues ont bloqué le passage des véhicules à la sortie de la trémie en allant vers El Hassi. Il a fallu l’intervention des agents de l’APC pour dégager la route.
Au niveau du troisième boulevard périphérique, et la cité AADL 1137 logements, les eaux usées ont inondé les lieux. Des agents de la SEOR et de l’APC étaient mobilisés pour évacuer les eaux pluviales et déboucher les avaloirs obstrués, tout en vérifiant les autres points noirs qui sont inondés à chaque averse. Les responsables avaient pourtant exhorté les responsables des communes à faire leur travail convenablement, notamment pour faire face aux conditions climatiques.
A Oran et son groupement urbain, plusieurs zones inondables sont dénombrées, mais les mesures prises n’ont jamais pu résoudre ce problème. Il faut dire que l’opération de curage des avaloirs a limité les dégâts, mais beaucoup de lacunes restent à combler. Dans certaines zones, les avaloirs sont souvent obstrués par le tas d’agrégats des chantiers, et les opérations de curage doivent être suivies régulièrement et pas uniquement lors de la période précédent le début de la saison hivernale, où les services de la commune entament à chaque fois une course contre la montre, pour curer tous les avaloirs. D’où la nécessité de ces opérations de curage des avaloirs et la réalisation de d’autres conduites qui épargnent la ville du spectre des inondations.
J.M


