
La fin du cauchemar est enfin proche pour les élèves et les enseignants du CEM Benzaïr Belkacem d’Arzew. Situé au centreville, cet établissement scolaire est dans un état menaçant ruine. Les élèves sont scolarisés dans des salles de classe aux murs lézardés et aux plafonds menaçant de s’écrouler. Classé depuis des années dans la zone rouge, l’établissement constitue une menace réelle pour les élèves et pour le personnel enseignant.
Les parents d’élèves n’ont cessé d’inter peller les autorités locales sur cette si tuation dangereuse. Les parents ont réclamé la construction d’un nouvel établissement scolaire pour la scolarisation de leurs enfants. Cette doléance vient d’être satisfaite par les pouvoirs publics. La direction des équipements publics de la wilaya d’Oran a consacré un budget d’un peu plus de 266 millions de dinars pour la réalisation d’un collège d’enseignement moyen (CEM) de base 6 en remplacement du collège Benzaïr Belkacem, dans la commune d’Arzew.
Une entreprise a été désignée. Cette dernière a un délai de réalisation de 12 mois pour réceptionner le projet. Cette bonne nouvelle a de quoi réjouir les élèves et leurs parents. Les pouvoirs publics ont pris en charge de nombreuses situations où les établissements scolaires étaient dans un état de dégradation avancée.
C’est le cas à Aïn El Turck où les services techniques de l’APC ont procédé, récemment, à la démolition de salles de classes délabrées construites, durant le siècle dernier sous forme de chalets en préfabriqué, au sein d’un CEM. Afin de préserver la sécurité des élèves, les services municipaux ont procédé à la démolition de salles de classe du CEM Kada Ben Djilali, dont la durée de vie a largement dépassé la date d’expiration.
Avant leur démolition, ces chalets délabrés en préfabriqué vétuste accueillaient des élèves qui étaient scolarisés dans des conditions risquées sur le plan sanitaire. Les classes étaient dans un piteux état. A ces problèmes s’ajoutaient les moisissures qui gangrénaient des murs décrépis. Au-delà de la précarité et de l’insalubrité qui affectent les écoles construites en préfabriqué dont la durée de vie ne doit en aucun cas dépasser 30 ans, c’est surtout la présence de l’amiante utilisée comme isolant qui expose les élèves et le personnel à un danger sanitaire à Oran.
Le combat sera de longue haleine. Et pour cause, à l’instar d’autres wilayas, le secteur de l’éducation à Oran a plus que jamais besoin d’une cartographie pour répertorier toutes les écoles dont les matériaux de construction contiennent de la fibre de l’amiante. Beaucoup d’écoles contenant de l’amiante et datant de l’ère coloniale ont été démolies par les différences APC.
C’est le cas du Technicum de Haï Fellaoucen (Barki) et d’une école située dans le secteur urbain Es-Seddikia, qui sont en voie démolition. Mais, la liste des établissements qui restent à démolir pour cause d’amiante est longue. Que ce soit à Aïn El Bia, à El Ançor ou encore à Haï Nedjma (ex-Cheteibo), les écoles construites en préfabriqué doivent faire l’objet d’un diagnostic qui permet de localiser la présence du matériau et de lister les travaux réalisés dont notamment l’amiante. Ce matériau qui se trouve dans les faux plafonds, sur les tuyauteries ou encore dans la colle de carrelage, constitue un danger sanitaire pour les élèves et les enseignants.
Ilyès. N


