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Oran rend hommage à Kadim Yahyaoui, figure emblématique du raï algérien

La scène artistique algérienne est en deuil après le décès de Kadim Yahyaoui, figure marquante de la musique oranaise, qui laisse derrière lui un héritage artistique riche et durable.

Né en 1945 à Oran, Kadim Yahyaoui a consacré toute sa vie à la promotion de la culture musicale algérienne et à l’art authentique. Pionnier du mouvement musical local, il a présidé l’orchestre El Moustakbal à la fin des années 1970 et au début des années 1980, période durant laquelle il a encadré de nombreux jeunes talents et contribué à structurer la scène musicale oranaise. Par ses textes et compositions, il a également participé à une étape déterminante de l’histoire du raï, devenu depuis l’un des symboles culturels majeurs de l’Algérie.

Tout au long de sa carrière, Kadim Yahyaoui a collaboré avec de grands noms de la musique algérienne, parmi lesquels Cheb Khaled, Mohamed Taras, Fethi, Sidi Ahmed El Hindi, Sidi Ali, Cheb Zahouani et Tahar. Son domicile, sur le boulevard Mascara à Medina Djedida, s’était transformé en véritable foyer de créativité, jouant un rôle central dans la formation de la deuxième génération des pionniers du raï.

Référence pour de nombreux artistes, Kadim Yahyaoui laisse une empreinte indélébile dans le paysage culturel national. Sa mémoire restera vivante dans le cœur de ses proches et de ses admirateurs, tandis que son œuvre continuera de faire partie intégrante de la mémoire culturelle algérienne.

La dépouille du défunt a été inhumée vendredi dernier au cimetière de Hessiane Ettouale à Oran, dans un climat de recueillement et d’émotion.

Rédaction

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