
L’opération de collecte des manuscrits déposés dans les Khizanate (armoires, bibliothèques) de particuliers et de familles dans les wilayas du Sud a été au centre d’une rencontre préparatoire tenue mardi au Centre de recherches en sciences islamiques et des civilisations à Laghouat.
La rencontre a porté sur l’examen des volets réglementaires, techniques et
scientifiques liés au patrimoine manuscrit, et l’établissement d’une
feuille de toute « urgente » pour la numérisation du plus grand nombre de
manuscrits déposés au niveau des Khizanate des zaouïas et des familles, à
travers les wilayas du Sud du pays, a indiqué le directeur du centre
précité, Ahmed Benseghir.
Cette rencontre s’attèle d’abord à arrêter les clauses de la convention
d’exécution et les mécanismes accompagnant le lancement de l’opération dans
de brefs délais, a-t-il précisé.
Entrant dans le cadre du projet national de récupération du patrimoine
algérien, de photographie et de numérisation des manuscrits existants dans
les Khizanate des particuliers dans le Sud, cette opération devra être
lancée au terme de l’établissement de la feuille de route, après s’être
rapprochés des familles détentrices des manuscrits, a expliqué M.
Benseghir.
Et de souligner que cette initiative revêt une grande importance en termes
de préservation de ce patrimoine immatériel national et la valorisation de
l’histoire de la société algérienne, riche en données sur les lignées des
familles algériennes susceptibles de contribuer à l’archivage des grands
évènements historiques, y compris ceux des ères coloniales et
post-indépendance.
Ouvert en 2016, le Centre de recherches en sciences islamiques et des
civilisations de Laghouat s’emploie depuis à numériser les manuscrits, les
cataloguer, et ce à travers des projets scientifiques et de sessions de
formation.
Initiée en présence du directeur de la programmation et du financement des
activités de recherches à la direction générale de la recherche
scientifique et du développement technologique, relevant du ministère de
l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, la rencontre,
mise à profit par les participants pour s’enquérir du laboratoire devant
être ouvert prochainement au niveau du centre, a regroupé des représentants
des institutions concernées, dont le Centre national des archives, la
Bibliothèque nationale, l’Agence thématique de la recherche en sciences
humaines et sociales de Constantine, ainsi que le Centre de recherches en
anthropologie sociale et culturelle (CRASC) d’Oran.
Ont pris part également à cette rencontre les laboratoires d’institutions
universitaires d’Adrar, Ghardaïa et Laghouat, le Centre national de
sauvegarde et de restauration des manuscrits et le Musée public national de
la calligraphie islamique de Tlemcen.


