Santé & Bien-être

Perte de contrôle alimentaire : cette pilule contraceptive pourrait jouer un rôle

Une nouvelle étude met en lumière un lien entre la pilule contraceptive et les crises de boulimie.


L’ESSENTIEL

  • Des chercheurs ont découvert que les pilules contraceptives peuvent augmenter les symptômes de la frénésie alimentaire.
  • Les femmes qui prenaient la pilule combinée, faisaient plus de crises de boulimie que les autres.
  • Par contre, l’autosurveillance aidait à réduire les frénésies alimentaires.

Les frénésies alimentaires – comme la boulimie – conduisent à manger de grandes quantités de nourriture, en peu de temps. Les causes de ces troubles restent largement inconnues. Toutefois, une étude révèle que la pilule contraceptive combinée – c’est-à-dire qu’elle contient à la fois un œstrogène et un progestatif – pourrait augmenter les crises.

Ces travaux, menés par l’université d’État du Michigan, ont été publiés dans la revue JAMA Network Open, le 17 juin 2026.

Plus de crises de boulimie chez les femmes prenant une pilule combinée

Pour cette étude, les chercheurs ont réuni 422 femmes d’un âge moyen de 21,95 ans. Une partie d’entre elles prenaient une pilule contraceptive combinée tandis que les autres recevaient une pilule inactive sans hormone. Elles ont été suivies pendant 49 jours consécutifs. L’équipe a évalué leurs comportements alimentaires pendant cette période. Elle a ainsi remarqué que les participantes qui prenaient les comprimés actifs contenant un œstrogène et un progestatif, avaient plus de risque d’avoir des crises de boulimie par rapport aux volontaires ayant reçu le placebo.

« Ces résultats sont importants, car ils mettent en lumière l’impact négatif potentiel des contraceptifs oraux combinés chez les femmes. Il est toutefois important de noter que toutes les femmes participant à l’étude n’ont pas développé de troubles du comportement alimentaire. Ces contraceptifs sont sans danger pour de nombreuses femmes, et il est probable que le risque concerne principalement celles présentant d’autres facteurs de risque », souligne Kelly Klump, auteure principale de l’étude, dans un communiqué“Des études complémentaires sont nécessaires pour mieux identifier les personnes à risque et orienter les approches de médecine personnalisée en matière de santé des femmes”, ajoute-t-elle.

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