A la UneSlider

Quelques minutes de pluie dévoilent les tares de la ville d’Oran

Les instructions du wali pour un curage préventif en été, des avaloirs des eaux pluviales et bouches d’égout, ne semblent pas avoir été appliquées par les services concernés

En prévision des pluies d’automne souvent violentes, il fut un temps où le curage des avaloirs et des bouches d’égout se faisait automatiquement dans toutes les communes par les services concernés à partir de la fin de chaque été afin d’éviter les inondations des cités, des rues et des habitations. Cela ne semble plus, malheureusement, être le cas actuellement ou ce sont les habitants qui procèdent au curage lorsque les eaux usées débordent à l’intérieur de leurs habitations suite à une averse.

En effet, hier à partir de quatre heures du matin, que ce soit à hai Es Sedikia, ou à haï chahid Mahmoud, commune de hassi Bounif, certaines familles ont été réveillées de leur profond sommeil par le débordement des eaux usées à l’intérieur de leurs habitations suite à la forte averse qui s’est abattue sur Oran pendant près d’une heure.

Ces familles ont passé de mauvais et pénibles moments à évacuer ces eaux usées à l’aide de frottoirs et de balais pendant plusieurs heures. «Dès qu’il a commencé à pleuvoir, les eaux usées ont commencé à déborder à l’intérieur de mon habitation à partir des toilettes. J’ai téléphoné plusieurs fois à l’unité de la Protection Civile de hai El Akid Lotfi, au bout du fil l’agent de permanence me répondait à chaque fois qu’il avait transmis le message. Ne voyant rien venir, je me suis déplacé au parc de la SEOR (USTO). Le gardien m’a simplement répondu que les camions vidangeurs ont quitté le parc. Toutes mes tentatives ont été vaines. Je me demande à quoi servent les numéros verts qui ne répondent pas, et s’il y a réponse il n’y a pas d’intervention» s’interroge un père de famille de hai Es Sedikia.

Le même problème de débordement des eaux usées s’est produit au niveau de la cité des 349 logements à hai chahid Mahmoud, Les habitants de la cité des 48 logements de type LPL, située à haï Ibn Sina, vers la sortie nord de la commune de Bousfer, daïra d’Ain El Türck, ont décidemment du mal à s’expliquer l’arrêt inattendu de l’opération d’aménagement urbain qui a démarré en grande pompe, il y a plus de six mois dans leur quartier. Initiée au titre du programme sectoriel de l’année 2024 ciblant plusieurs quartiers de la commune de Bousfer, l’opération en question n’a pu être achevée pour des raisons qui restent inconnues. Au-delà de l’interruption des travaux depuis plusieurs jours déjà, l’entreprise en charge des travaux est quasiment absente, des imperfections à la pelle partout sur le chantier ont été constatées lors de notre virée sur les lieux.

Face à cet état de fait, les citoyens qui ont sollicité l’Echo d’Oran, sont outrés, encore une fois, par l’état de dégradation de certains espaces de la cité, censés être achevés qui, faute de finition, offrent plutôt une image désolante. Ils se disent plutôt déçus dès l’interruption du chantier depuis plusieurs jours. Les travaux d’aménagement urbain reprendront-ils un jour ? Surtout lorsque l’on sait que la distribution des 72 logements LPL, nouvellement construits, situés mitoyens à la cité des 48 sera réalisée dans les tous prochains jours.

Telle est la question lancinante que se pose tout un chacun en gardant, cependant, l’espoir qu’une solution soit vite trouvée à cette situation. Lahmar Cherif M commune de hassi Bounif, avec la même situation pénible pour des familles. Et ce n’est qu’au lever du jour que les habitants concernés ont ouvert les bouches d’égout pour les déboucher. Face à cette déplorable situation, ces derniers se demandent pourquoi payer la taxe d’assainissement alors que le curage des avaloirs et des regards d’égout ne se fait pas, que le ramassage des ordures ménagères ne se fait pas régulièrement, et que le balayage des rues n’existe pas. N’est-ce pas injuste ? S’interrogent ces pères de familles.

A.Bekhaitia

Bouton retour en haut de la page