
Des études sur le risque de plusieurs cancers chez les personnes portant des tatouages vont être menées en France et en Allemagne.
- Les encres des tatouages pourraient provoquer des cancers d’après des chercheurs.
- Ils vont mener une étude sur le lien entre tatouages et cancers pendant 20 ans.
- Se faire tatouer jeune pourrait être un facteur de risque de cancer supplémentaire.
Alors qu’en France, 7 millions de personnes ont déjà succombé à la mode des tatouages selon une étude Ifop, leur dangerosité va être étudiée et notamment leur lien avec les cancers des reins, de la vessie, du foie et particulièrement de la lymphe.
Tatouages et cancer : des résultats préliminaires dans trois ans
L’étude sera menée en France et en Allemagne et se fera sous la direction de Milena Foerster, épidémiologiste au Centre international de recherche sur le cancer de l’OMS : « Nous suivrons 30.000 personnes tatouées et 90.000 non tatouées », a-t-elle précisé au magazine Capital.
Les participants seront suivis pendant 20 ans. « Le temps nécessaire pour observer le développement de maladies« , d’après l’experte. Les résultats préliminaires devraient être disponibles d’ici trois ans.
Les encres de tatouage peuvent contenir des contaminants environnementaux et chimiques nocifs classés comme (probablement) cancérigènes pour l’homme, expliquent les chercheurs. Il s’agit notamment d’hydrocarbures aromatiques polycycliques, d’amines aromatiques primaires et de métaux.
Tatouages : les pigments voyagent sous la peau
En outre, comme on sait que la plus grande partie des pigments de tatouage injectés, de la taille d’une nanoparticule ou d’une microparticule, se déplace vers le ganglion lymphatique local et, de là, potentiellement vers d’autres organes, l’exposition systémique n’est pas limitée à la peau, alertent les scientifiques :
« Avec de telles dimensions, rien ne garantit qu’elles restent dans les ganglions. Elles peuvent très bien coloniser d’autres cellules du corps ou des organes comme le foie, par exemple« , explique Milena Foerster.
C’est notamment le cas du dioxyde de titane, une substance cancérogène interdite dans l’alimentation


