Santé & Bien-être

Recherche | Stress au travail : l’espoir plus efficace que la pleine conscience

Lorsqu’on vit une période de stress, notamment au travail, il vaut mieux regarder vers l’avenir que chercher à vivre dans l’instant présent, selon une équipe de chercheurs.


L’ESSENTIEL
  • Selon une nouvelle étude, face à des situations ou des périodes de vie difficiles, l’espoir serait plus bénéfique que la pleine conscience pour nous aider à gérer le stress.
  • « L’espoir est intrinsèquement tourné vers l’avenir, tandis que la pleine conscience revient à éprouver la situation actuelle. »
  • « Lorsque les gens sont pleins d’espoir, ils éprouvent moins de détresse, sont plus engagés dans leur travail et ressentent moins de tensions liées à leur vie professionnelle. »

Face à des situations ou des périodes de vie difficiles, en particulier au travail, l’espoir serait plus bénéfique que la pleine conscience pour nous aider à gérer le stress. Autrement dit, pour être moins sujet à l’anxiété, mieux vaut regarder vers l’avenir que vivre « dans l’instant présent ». C’est du moins ce que suggère une nouvelle étude publiée dans la revue Stress and Health.

Pleine conscience du présent ou espoir pour l’avenir ?

Pour rappel, la pleine conscience fait référence à la capacité d’un individu à concentrer toute son attention sur le moment présent, d’une manière ouverte, curieuse et non critique. « Il y a beaucoup de débats sur les avantages de la pleine conscience, mais cela pose deux difficultés lorsque vous traversez des périodes de stress », expliquent les scientifiques à l’origine de l’étude, issus de plusieurs universités américaines, dans un communiqué. « D’une part, il est difficile d’être pleinement conscient lorsque vous êtes stressé. D’autre part, si c’est une période vraiment ardue, vous ne voulez pas vous attarder plus que cela sur l’expérience que vous vivez. »

« L’espoir est intrinsèquement tourné vers l’avenir, tandis que la pleine conscience revient à éprouver la situation actuelle : nous voulions voir comment chacune de ces deux mentalités pouvait influencer le bien-être et l’engagement professionnel des gens pendant les moments difficiles, poursuivent les chercheurs. Or la pandémie de Covid-19 nous a donné une occasion d’explorer ce sujet, et nous avons choisi de nous concentrer sur les arts de la scène, un secteur particulièrement touché par la pandémie. »

Une étude comparative menée auprès de 247 musiciens

Dans le cadre de leurs travaux, les chercheurs ont ainsi recruté 247 musiciens professionnels de l’organisation MusiCares pour répondre à deux enquêtes, à un mois d’intervalle. La première a été réalisée en septembre 2021 : les participants devaient faire part de leurs pensées et leurs expériences au début de la pandémie, de mars à août 2020, mais également auto-évaluer à quel point ils étaient remplis d’espoir et/ou pleinement conscients entre septembre 2020 et mars 2021. Le deuxième sondage, mené en octobre 2021, visait à connaître leur niveau d’engagement professionnel et les tensions au travail, l’aspect positif (ou non) de leurs émotions et l’éventuelle détresse qu’ils pouvaient ressentir.

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