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Régularisation des terres agricoles à Oran : une initiative vitale pour l’autosuffisance alimentaire

Le wali d’Oran, Saïd Sayoud, a annoncé une série de mesures ambitieuses visant à régulariser la situation des agriculteurs exploitant des terres agricoles sans titre légal. Il a annoncé la création d’une commission mixte, qui sera chargée de suivre le processus de régularisation des terres.

Cette initiative, qui a été présentée jeudi lors du lancement de la campagne de labours et de semailles, s’inscrit dans un cadre législatif clair et répond aux directives du président de la République, Abdelmadjid Tebboune.
L’importance de cette démarche ne réside pas seulement dans la régularisation des droits fonciers, mais également dans le renforcement de la production agricole locale et la garantie de la sécurité alimentaire pour la population.
Cette commission se réunira toutes les deux semaines, puis une fois par mois, afin d’évaluer la situation des agriculteurs concernés et de veiller à l’application des mesures décidées.
Elle sera composée de représentants du wali, de la chambre d’agriculture, de l’Union générale des agriculteurs algériens, des domaines de l’État, ainsi que de la commission de l’agriculture de l’Assemblée populaire de wilaya.
Chaque commune et daïra sera également représentée.
L’objectif de cette commission est ambitieux : régulariser 70 % des cas d’agriculteurs exploitant des terres sans documents légaux avant la fin de l’année.
Cette initiative est essentielle non seulement pour garantir les droits des agriculteurs, mais aussi pour renforcer la confiance entre les autorités locales et les exploitants.
Le wali a rassuré les agriculteurs sur le sérieux de l’opération, précisant qu’elle concernera tous les cas sans exception.


En outre, les terres non exploitées, déjà récupérées par l’État, seront redistribuées à ceux désireux de les cultiver.
Cette redistribution permettra d’encourager l’exploitation des terres agricoles et de garantir une utilisation optimale des ressources disponibles.
En cas de non-utilisation des terres par les agriculteurs actuels, celles-ci seront récupérées soit à l’amiable, soit par voie judiciaire, afin d’être mises à disposition de nouveaux exploitants motivés.

ENCOURAGEMENT À L’AGRICULTURE IRRIGUÉE

Saïd Sayoud a également souligné l’importance de promouvoir l’agriculture irriguée dans la wilaya d’Oran, un élément crucial pour améliorer la productivité agricole.
Actuellement, Oran dispose d’une capacité d’irrigation significative, avec environ 2023 puits forés, dont 625 au cours des trois dernières années.
Ces initiatives visent à soutenir le développement de l’agriculture dans la région, en facilitant l’accès à l’eau pour les agriculteurs et en régularisant leur situation foncière pour leur permettre de travailler dans un cadre légal.
Dans le contexte actuel, où le changement climatique et les variations climatiques affectent gravement les récoltes, l’irrigation devient un facteur déterminant pour assurer des rendements agricoles stables.
Le wali a ainsi encouragé les agriculteurs à adopter des techniques d’irrigation modernes et efficaces, afin de maximiser leurs productions.

En parallèle, des programmes de formation et de sensibilisation seront mis en place pour aider les agriculteurs à mieux gérer leurs ressources en eau.

UN OBJECTIF CÉRÉALES AMBITIEUX POUR 2024-2025

En parallèle de la régularisation des terres, le wali a annoncé un objectif ambitieux pour la saison 2024- 2025 : emblaver 36 000 hectares consacrés à la culture des céréales.
Cette initiative s’inscrit dans le cadre de la stratégie nationale visant à renforcer la production céréalière et à contribuer à l’autosuffisance alimentaire du pays.
Lors de la cérémonie de lancement, qui s’est tenue jeudi à la ferme pilote « Ibrir Cheikh » à Bousfer, le wali a rappelé que cet effort local fait partie d’un programme national dirigé par le Ministère de l’Agriculture, qui vise à atteindre plus de 3 millions d’hectares de terres dédiées aux cultures céréalières à travers le pays.
Cet objectif est d’une importance capitale pour le développement économique d’Oran et du pays dans son ensemble.


En effet, la production céréalière est un pilier essentiel de la sécurité alimentaire, et l’augmentation des surfaces cultivées en céréales permettra de réduire la dépendance de l’Algérie vis-à-vis des importations.
Cela représente également une opportunité de création d’emplois pour les agriculteurs locaux et de dynamisation de l’économie rurale.

INVESTISSEMENTS DANS LE STOCKAGE DES CÉRÉALES

Pour soutenir cette production céréalière, le wali a également évoqué des projets destinés à améliorer les capacités de stockage des céréales dans la wilaya d’Oran.
Au total, sept nouveaux silos de proximité seront construits à Es-Sénia, Gdyel, Boutlelis et Oued Tlélat, avec une capacité totale de 350 000 tonnes, soit environ 50 000 tonnes par silo.
En complément, un silo pilote, d’une capacité impressionnante d’un million de tonnes, sera érigé à Oued Tlelat.
Équipé de technologies modernes, ce silo garantira un stockage optimal des céréales, contribuant ainsi à la sécurité alimentaire de la région.
Ces nouvelles infrastructures de stockage permettront non seulement de conserver les récoltes en bon état, mais aussi de mieux réguler l’offre et la demande sur le marché local, limitant ainsi les fluctuations des prix et garantissant une stabilité économique pour les agriculteurs.
Le wali a également précisé que ces investissements s’accompagneraient de mesures de soutien aux agriculteurs pour les aider à optimiser leurs productions et à améliorer leur rentabilité.


Ces initiatives, visent à répondre à des enjeux cruciaux pour l’agriculture et l’alimentation en Algérie.
La régularisation des terres agricoles sans titre et l’augmentation de la production céréalière sont des étapes essentielles pour garantir la sécurité alimentaire du pays et encourager une agriculture durable.
En soutenant les agriculteurs par la régularisation de leur situation foncière et en investissant dans des infrastructures modernes, les autorités locales montrent leur engagement à faire de l’agriculture une priorité nationale.
Mehdi A

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