Annoncée au début de l’année, la campagne de sensibilisation des services de la sûreté de wilaya a été lancée cette semaine. En collaboration avec les associations spécialisées, cette grande campagne de sensibilisation des élèves aux méfaits de la consommation de drogue touchera l’ensemble des établissements éducatifs.
Se basant sur les chiffres des élèves scolarisés aux lycées et aux CEM qui consomment ce poison, ces services auront un grand rôle à jouer, avec l’aide des parents qui doivent coopérer. Ces sorties de sensibilisation sont effectuées dans le cadre de la communication de proximité et de la protection de la santé publique, des citoyens et de leurs biens.
Ces sorties seront également en complémentarité aux actions de terrain des différentes brigades en matière de lutte contre la drogue. Des services hospitaliers et des centres spécialisés sont également prêts à aider et accompagner les jeunes toxicomanes et l’orientation des jeunes pour un suivi psychologique.
Durant ces derniers mois, la wilaya d’Oran enregistre des saisies record de drogues dures et cannabis et de psychotropes, ce qui a mis en alerte les services de sécurité pour stopper cette dangereuse ascension. Des campagnes similaires sont également lancées par les associations au niveau des places publiques, qui connaissent un rassemblement des jeunes.
Plusieurs parents ont fait part de leur inquiétude et appellent les responsables des établissements éducatifs à mener souvent ces opérations de contrôle, et dissuader le danger. Selon des sociologues, ces enfants ont souvent des membres de leurs familles qui sont un mauvais exemple pour eux, et essaient de les copier. Ce phénomène de société prend de l’ampleur chez les élèves des CEM et des lycées, garçons et même des filles qui sont de plus en plus attirés par ces poisons.
Un phénomène lié à l’effet des médias et des réseaux sociaux. Du pain sur la planche put la direction de l’Education qui doit redoubler d’efforts afin de lutter contre ces fléaux au sein des établissements scolaires. Le danger est de taille, surtout avec le nombre des toxicomanes traités enregistré par la direction de la santé, alors que la majorité est encore sous l’addiction de ces drogues, très demandées en dépit de leurs prix élevés.
J.M.


