Culture

Rencontre à Alger sur le cinéma et la mémoire

Une rencontre sur la relation entre le cinéma et la mémoire a été organisée jeudi à Alger à l’occasion de la Journée nationale de la mémoire commémorant les massacres du 8 mai 1945.

Au cours de cette rencontre organisée à la Cinémathèque algérienne par le Centre algérien de la cinématographie (CAC) en collaboration avec l’Université d’Alger 2, l’accent a été mis sur le rôle du septième art dans la préservation de la mémoire nationale.

S’exprimant à cette occasion, le directeur du CAC, Adel Mekhalfia, a souligné le rôle important du cinéma dans la documentation de l’histoire, appelant les scénaristes à « s’intéresser davantage aux récits de la Révolution pour enrichir la filmographie historique ».

Rappelant les accords de coopération conclus entre le Centre et plusieurs universités et instituts spécialisés, M. Mekhalfia a estimé que cette initiative « vise à sensibiliser et à impliquer les étudiants dans la sauvegarde et la préservation de la mémoire nationale ».

Pour sa part, le critique de cinéma, Ahmed Bedjaoui, auteur de plusieurs ouvrages sur l’histoire du cinéma algérien, a relevé le rôle et l’impact du 7e art dans « la réappropriation culturelle et la préservation de la mémoire nationale ».

De son côté, l’universitaire Allal Bitour a axé son intervention sur le contexte historique des massacres du 8 mai 1945, reprenant ainsi l’écrivain Kateb Yacine qui a qualifié cette épreuve douloureuse de « tragédie muette ».

L’universitaire Ahcène Tlilani, scénariste du film « Zighoud Youcef », a mis en exergue l’importance de la production cinématographique dans la transmission et la préservation de la mémoire nationale à travers des faits saillants du combat des Algériens pour l’indépendance, notamment les massacres du 8 mai 1945.

Par la même occasion, un hommage a été rendu à des figures historiques et des moudjahidines, ainsi que la projection du film « Zighoud Youcef ».

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