
En cette journée du vendredi 9 juin, la vaste plage «Les Andalouses» a accueilli les premiers estivants. En attendant son lancement officiel par les autorités, la saison estivale ne fait que commencer à Oran. Vendredi 9 juin. En ce début de l’été, incontestablement le moins chaud depuis des décennies, nous avons choisi de passer une petite après-midi sur la plage «Les Andalouses ».
Il sera bientôt treize heures. Nous voulons être parmi les premiers à prendre la vague de la marée montante sur cette plage bien réputée de la corniche oranaise. Pour atteindre cette station balnéaire, le trajet a duré une heure au départ du centre-ville d’Oran.
La circulation est très fluide. Sur la côte bleue, le décor est explicite: les familles ont déjà bien planté leurs solariums sur le sable. Désormais, cette station se met en mode vacances. Même si ce n’est pas encore la foule du plein été, les premiers estivants ont mis le bermuda pour flâner sur l’esplanade de la plage. La saison estivale a bel et bien commencé. Le temps est par moments nuageux et par d’autres instants, un peu ensoleillé avec un vent pas trop fort. Les rayons de soleil sont doux. Il est temps de profiter d’une détente.
La température affiche 29 degrés. De bon augure pour passer une belle après-midi sur les rivages. Une fois sur la plage, une première impression se dégage: le rivage est propre. La plage est aussi très calme. L’on est loin du rush habituellement enregistré durant les week-ends en été.
Un gardien de parking nous réclame 200 dinars de frais de gardiennage de la voiture. Un jeune nous propose des parasols, une table et des chaises à louer moyennant 1000 dinars. Nous implantons notre parasol sur le sable chaud et fin de cette plage oranaise qui a une très belle réputation. L’eau est tiède et cristalline. C’est le moment de plonger entre les vagues pour profiter d’une fraîche baignade. La mer était un peu agitée, mais les enfants étaient loin de se décourager. Bien au contraire, ils multiplient les plongeons à souhait pour profiter des premiers bains de l’été. Sur le rivage, aucun parasol ni autres solariums ne sont préalablement implantés.
La loi est donc bien respectée. Si la concession des plages à des particuliers privés est interdite, depuis sept ans, la réglementation accorde la possibilité d’accorder aux opérateurs privés un droit de gestion des aires de stationnement et des services.
La législation permet aux communes de procéder à la mise en adjudication des services offerts aux estivants sur les plages. La réglementation accorde également un droit temporaire d’occupation d’un local ou d’une superficie juste nécessaire pour le dépôt des équipements de plage (tables, chaises et parasols…) que les concessionnaires pourront louer aux estivants sans leur donner la possibilité de les installer préalablement sur le rivage. L’accès public à l’eau est un droit.
La journée se termine sur une note de réconfort: au coucher du soleil, il est temps de rentrer au bercail.
Ilyès N


