Au moment de la Coupe du monde 2022, Samih Totah vivait avec ses six enfants dans le quartier de Zeitoun, dans la ville de Ghaza. À l’époque, regarder un match de football était “un moment de convivialité”. Il y avait encore “de la place pour la vie”, même si l’enclave palestinienne était déjà sous blocus, explique-t-il dans un reportage du média panarabe Al-Jazeera.
Aujourd’hui, lui et sa famille vivent sous une tente près du stade de Yarmouk, à Ghaza, déplacés par la guerre qui a ravagé l’enclave palestinienne. C’est dans ces conditions qu’il essaie tant bien que mal de suivre la Coupe du monde 2026. “La vie sous une tente est extrêmement difficile”, explique-t-il. Alors, “parfois, je regarde un match, juste pour me détendre et oublier, même un petit moment, les souffrances que nous endurons”.
À Ghaza, les matchs de la Coupe du monde “offrent une échappatoire”, mais on les regarde sans “joie” ni “enthousiasme”.


