
La dévastatrice tempête Boris a tué au moins 18 personnes en Europe centrale et orientale, faisant aussi de nombreux sinistrés et d’immenses dégâts encore difficiles à estimer.
Chassés par la montée des eaux, des milliers d’habitants de la région ont dû être évacués, pour certains à la nage ou hélitreuillés depuis le toit de leur habitation.
Outre sept morts recensés en Roumanie, l’Autriche a annoncé lundi trois nouveaux décès après celui d’un pompier la veille.
Côté tchèque, trois morts et huit disparus sont à déplorer.
La police polonaise a pour sa part fait état de quatre victimes, tandis que le Premier ministre Donald Tusk a dévoilé une aide immédiate de 235 millions d’euros.
Un précédent bilan faisait état d’au moins 15 morts et plusieurs blessés.
Partout des états de catastrophe naturelle ont été déclarés, des centaines de milliers de foyers se retrouvent sans électricité ou sans eau, les routes sont coupées et les transports ferroviaires interrompus.
Si la situation météorologique semble s’améliorer en plusieurs endroits, les sols restent saturés et les rivières sortent de leur lit.
Dans le sud-ouest de la Pologne, le maire de Nysa, commune de 42.000 habitants, a mis en garde contre la possible rupture d’une digue.
Là où la tempête est déjà passée, ce sont des scènes de désolation: rues jonchées de débris, vitres brisées, lampadaires cassés.
La Hongrie et la Slovaquie se préparent elles aussi à subir des inondations, tout comme l’est de l’Allemagne où la ville de Dresde a érigé des murs mobiles de protection le long de l’Elbe en crue.
Le chancelier Olaf Scholz s’est d’ailleurs dit « très peiné » par « les images dramatiques » de ces derniers jours.
Les inondations liées à de fortes pluies devraient augmenter en Europe centrale et de l’Ouest dans un monde qui fait face à un réchauffement de 1,5 C en moyenne, de l’avis des experts.


