Santé & Bien-être

Aliments ultra-transformés ou non : comment les repérer ?

Biscuits, plats préparés, pains de mie ou desserts : les aliments ultra-transformés sont partout. Mais comment les reconnaître ? Entre additifs, arômes et procédés industriels, plusieurs indices permettent de les identifier plus facilement.


L’ESSENTIEL

  • Les aliments ultra-transformés représentent environ 35 % des apports caloriques des Français.
  • La classification NOVA permet de les identifier selon leur degré de transformation.
  • La présence d’arômes, d’additifs cosmétiques ou d’ingrédients industriels est souvent un bon indice.

Vous pensez savoir ce qu’est un aliment ultra-transformé ? Pas si sûr. En France, environ 80 % des produits emballés disponibles dans les supermarchés sont des aliments ultra-transformés, rappelle l’Assurance Maladie. Riches en sucres, sel et graisses saturées, pauvres en fibres et en vitamines, ils représentent plus d’un tiers des apports caloriques des Français.

La classification NOVA, un outil simple pour s’y retrouver

Selon l’Inserm, les aliments ultra-transformés sont fabriqués à partir d’ingrédients traditionnels ayant subi d’importants procédés de transformation industrielle, comme le fractionnement, l’hydrogénation, le soufflage ou encore la cuisson-extrusion. A cela s’ajoutent souvent des arômes, colorants, texturants et des exhausteurs de goût destinés à améliorer la saveur, l’apparence ou la conservation. Au bout de la chaîne, nous avons des produits prêts à consommer, bon marché, pratiques et attractifs, mais dont l’impact sur la santé suscite de plus en plus d’interrogations. Plusieurs études associent en effet la consommation d’aliments ultra-transformés à un risque accru d’obésité, de diabète de type 2, d’hypertension, de dépression ou encore de certaines maladies chroniques comme Crohn.

Pour distinguer un aliment transformé d’un aliment ultra-transformé, les chercheurs utilisent la classification NOVA, élaborée au début des années 2010 par l’Université de São Paulo. Anthony Fardet, chercheur en alimentation préventive et durable à l’INRAE, rappelle auprès du National Geographic que cette classification repose sur le degré de transformation des aliments. Le premier groupe rassemble les aliments bruts ou peu transformés, comme les fruits frais ou le lait pasteurisé. Le deuxième inclut les ingrédients de cuisine tels que le sel, le sucre ou l’huile. Le troisième, les aliments peu transformés comme le pain, le fromage ou les conserves.

Le quatrième groupe, enfin, correspond aux aliments ultra-transformés. Selon Anthony Fardet, « on définit un aliment ultra-transformé comme un aliment qui contient ce qu’on appelle un marqueur d’ultra-transformation ». Ces marqueurs peuvent être des additifs cosmétiques, des arômes, des ingrédients industriels peu familiers comme les sirops de glucose ou les protéines isolées, mais aussi certains procédés de fabrication invisibles pour le consommateur.

Bouton retour en haut de la page