Santé & Bien-être

Anxiété et vieillissement : pourquoi le sommeil profond est essentiel

Le sommeil profond, la phase qui précède le sommeil paradoxal des rêves, pourrait jouer un rôle majeur dans la régulation de l’anxiété chez les personnes âgées, même lorsque le cerveau subit les effets du vieillissement.


L’ESSENTIEL

  • Une étude montre que le sommeil profond réduit l’anxiété chez les personnes âgées.
  • Les chercheurs ont observé ce phénomène même en présence d’atrophie cérébrale liée à l’âge.
  • Améliorer le sommeil pourrait devenir une nouvelle stratégie pour protéger la santé mentale.

La clé pour apaiser l’anxiété en vieillissant se trouverait-elle dans notre sommeil ? Aux Etats-Unis, des chercheurs de l’Université de Californie à Berkeley suggèrent que le sommeil profond pourrait jouer un rôle essentiel pour réguler les émotions chez les personnes âgées. Même lorsque le cerveau subit les effets de l’âge, une bonne nuit de sommeil profond semble agir comme un véritable remède naturel contre l’anxiété.

Le sommeil profond, un régulateur d’émotions

Avec l’âge, le sommeil devient souvent plus fragmenté et moins profond. Parallèlement, certaines régions du cerveau impliquées dans la régulation des émotions peuvent perdre du volume. Pour comprendre comment ces phénomènes interagissent, les scientifiques ont étudié le lien entre sommeil, anxiété et atrophie cérébrale. Leurs résultats, publiés dans la revue Communications Psychology, montrent que le sommeil profond, appelé sommeil Non-REM à ondes lentes – une des phases du sommeil avant le sommeil paradoxal – joue un rôle crucial dans la gestion de l’anxiété.

On sait que « le sommeil profond, et en particulier l’activité cérébrale à ondes lentes, peut soutenir fortement la régulation de l’anxiété chez les jeunes adultes », note la Dre Eti Ben Simon, première autrice des travaux, dans un communiqué. Pour vérifier si cet effet protecteur existait aussi avec l’âge, les chercheurs ont étudié 61 adultes en bonne santé âgés de plus de 65 ans. Chaque participant a passé une nuit dans un laboratoire où son activité cérébrale a été enregistrée grâce à un électroencéphalogramme (EEG). Le lendemain, les chercheurs ont réalisé une IRM pour évaluer l’atrophie de certaines zones du cerveau liées aux émotions. « L’EEG nous indique la capacité du cerveau endormi à produire de fortes ondes lentes nécessaires à la régulation émotionnelle, tandis que l’IRM révèle l’usure des circuits émotionnels », explique la Dre Ben Simon.

Bouton retour en haut de la page