Une chasseuse de primes se lie à un groupe hétéroclite afin de trouver une arche légendaire sur sa planète d’origine.
C’est donc avec trois ans de retard que Borderlands sort en salle. Les amateurs du genre seront-ils comblés ? Dès le départ, ils risquent d’être déçus de ne pas y retrouver deux des principaux personnages de la série de jeux, Brick et Mordecai. Les producteurs auraient-ils prévu déjà quelques suites pour les y inclure ? En attendant, Lilith et Roland sont au rendez-vous.
Native de la planète Pandora, laquelle n’a rien en commun avec la paradisiaque planète du même nom dans Avatar, Lilith (Cate Blanchett), redoutable chasseuse de primes, doit retourner sur sa planète natale, qu’elle surnomme la poubelle de la galaxie, afin d’y retrouver la fille du méprisable et puissant Atlas (Edgar Ramirez). Contre toute attente, Lilith doit faire équipe avec le soldat Roland (Kevin Hart), Tiny Tina (Ariana Greenblatt), qui a un penchant pour les explosifs, la montagne de muscles Krieg (Florian Monteanu), la scientifique neuroatypique Tannis (Jamie Lee Curtis) et le robot bavard Claptrap (voix de Jack Black dans la version originale). Ensemble, ils partiront à la recherche d’une arche légendaire.
Campé dans un univers évoquant Mad Max et la planète Tatouine de Star Wars, Borderlands recycle sans imagination divers motifs et thèmes empruntés au Cinquième élément, aux Aventuriers de l’arche perdue et aux Gardiens de la galaxie. Ponctué de scènes d’action réalisées à l’emporte-pièce, l’ensemble repose essentiellement sur les interactions des membres de cette bande hétéroclite qui se plaisent à s’insulter copieusement les uns les autres entre deux attaques de monstres.
Du lot se démarquent aisément Cate Blanchett, qui s’amuse ferme en vieille routière désabusée dans cet univers chaotique et tonitruant, et Jamie Lee Curtis, qui tire un maximum de profit d’une partition rachitique. C’est toutefois trop peu à offrir aux cinéphiles et amateurs de jeux vidéo en droit d’exiger une histoire plus solide et plus captivante que celle proposée dans ce cartoonesque western postapocalyptique, qui peine à trouver son rythme de croisière et s’écrase lourdement au dernier acte. Trois ans d’attente pour ça ?


