Beaucoup décrivent aujourd’hui de la fatigue, des troubles du sommeil et de l’irritabilité en lien avec la saturation du numérique au travail et dans la vie personnelle. Ce « technostress » augmente surtout quand la réactivité devient la norme.
Prendre conscience que la majorité des sollicitations ne nécessitent pas une réponse immédiate permet de reprendre le contrôle et de fixer des créneaux dédiés. On peut, par exemple, consulter ses messages à heure fixe ou bien décider que le téléphone reste hors de la chambre. Ces micro-règles peuvent non seulement réduire le temps d’écran mais aussi les interruptions.
L’écrit rapide peut créer des malentendus émotionnels. C’est pourquoi les longs fils de messages peuvent être anxiogènes et peser sur la charge mentale. Les remplacer par un appel téléphonique permet parfois de réduire la tension et de reprendre le contrôle pour fluidifier l’échange.
Que ce soit dans son couple ou avec son équipe, construire ensemble des règles pour la gestion du temps numérique sera toujours mieux vécu que des interdictions imposées. Par exemple, convenir ensemble que les réponses professionnelles hors horaires de travail ne sont pas admises permet à chacun d’éviter un stress supplémentaire.
Prendre soin de soi au-delà des écrans
Mettre en place des pauses régulières permet une réelle diminution de la tension associée à l’hyper-connexion. Même dix minutes à l’extérieur, une douche chaude ou un livre papier avant de dormir sont autant de « sas » efficaces.
La technologie doit donc être un allié si elle est utilisée de manière stratégique. Se programmer des rappels de pause, ou utiliser des applications de méditation fondées sur des programmes validés, permet aussi d’en faire un usage utile pour sa santé mentale. L’outil n’est pas le problème en soi, c’est bien la manière dont il est utilisé au quotidien qui peut l’être.
En savoir plus : « La boîte à outils de la gestion du temps » de Pascale Bélorgey.