
Face à une pression démo graphique croissante et des attentes étudiantes en pleine mutation, la Direction des œuvres universitaires (DOU) d’Oran multiplie les initiatives. Pour l’année 2026, la DOU a dévoilé un plan de transport suburbain d’envergure.
Pas moins de 159 bus seront mobilisés pour assurer la liaison entre les zones d’habitation éloignées et les principaux pôles d’enseignement supérieur. Ce maillage couvrira les localités réparties à travers les 26 communes de la wilaya, garantissant un accès fluide vers l’Université des Sciences et de la Technologie (USTO) Mohamed Boudiaf, l’Université d’EsSénia et l’Université Mohamed Benahmed (Belgaïd).
Ce dispositif vise à désenclaver les localités périphériques d’Oran. Au-delà du transport, c’est l’environnement immédiat des étudiants qui fait l’objet d’une attention particulière. Entre un plan de transport massif pour 2026, la végétalisation des cités U et le renforcement des ressources humaines, l’institution tente de relever le défi de la qualité de vie sur les campus.
C’est un chantier ambitieux que vient de lancer la Direction des œuvres universitaires. L’objectif est d’améliorer le quotidien de l’étudiant, du trajet domicile-université jusqu’à son cadre de vie en résidence. Un vaste projet d’aménagement des espaces verts a été initié au sein des résidences universitaires. L’ambition est double : offrir des lieux de détente propices au bienêtre psychologique et inculquer une culture écologique. Les premiers résultats sont déjà visibles.
La résidence universitaire chahid Belaïd Yekhlef a ainsi connu une véritable métamorphose. L’intégration de zones de repos et de loisirs vise à transformer ces lieux d’hébergement, souvent perçus comme de simples dortoirs, en véritables espaces de vie conviviaux. Pour piloter ces changements, l’Office national des œuvres universitaires (ONOU), via sa direction de wilaya, renforce ses rangs. Un concours de recrutement a récemment permis d’intégrer plusieurs profils techniques et médicaux essentiels au bon fonctionnement des structures.
L’organigramme s’enrichit ainsi de deux ingénieurs d’État en informatique, un technicien en informatique, un ingénieur en statistiques, un médecin généraliste et un économe. Ce « sang neuf » doit permettre une meilleure gestion administrative, une digitalisation accrue des services et un meilleur suivi sanitaire des étudiants. Ces efforts interviennent dans un contexte tendu pour l’ONOU. Institution clé sous la tutelle du ministère de l’Enseignement supérieur, l’office doit résoudre une équation complexe : gérer une demande exponentielle avec des contraintes structurelles persistantes.
Si le secteur a bénéficié ces dernières années de l’ouverture de nouvelles cités et de réhabilitations importantes, la hausse constante de la population estudiantine maintient les infrastructures sous pression. Le défi pour les années à venir sera donc d’adapter continuellement l’offre, en termes de lits, de restauration et de transport, à cette démographie galopante, tout en maintenant un standard de qualité acceptable pour la communauté universitaire oranaise.
Ilyès N


