Culture

Sidi Bel-Abbes : un Colloque national sur le patrimoine souligne la dimension civilisationnelle et nationale de l’identité algérienne

Les travaux du Colloque national intitulé « Notre patrimoine, symbole de notre civilisation » se poursuivent à la Maison de la culture Kateb-Yacine de Sidi Bel-Abbes, marqués par des débats académiques approfondis autour de la problématique de « la coexistence ou l’archivage » dans la préservation du legs culturel.

Organisée par l’Association culturelle « Douhat El Fikr wal Adab » en coordination avec la direction locale de la Culture et des Arts, cette rencontre, qui s’inscrit dans le cadre du Mois du Patrimoine (18 avril – 18 mai), interroge les mécanismes permettant d’intégrer le patrimoine dans la vie quotidienne contemporaine afin d’éviter qu’il ne soit confiné qu’aux seuls registres archivistiques et muséaux.

A cet égard, Kassem Benachour, chercheur à l’université Djillali-Liabes de Sidi Bel-Abbes, a insisté sur l’impératif de trouver des leviers concrets pour inscrire le patrimoine dans la dynamique de l’économie culturelle.

De son côté, l’écrivaine et journaliste Warda Zergine a mis en exergue la dimension militante du patrimoine immatériel, soulignant que la coïncidence de ce Colloque avec la commémoration des massacres du 8 mai 1945 rappelle comment la poésie populaire et le chant révolutionnaire ont constitué des remparts essentiels pour la sauvegarde de l’identité algérienne face aux tentatives d’aliénation coloniale, un héritage qu’il s’agit désormais de transmettre aux nouvelles générations.

Le volet littéraire a également occupé une place centrale avec des lectures poétiques, notamment celles de la poétesse Oldja Boughdad qui, à travers ses vers en langue amazighe, a souligné que la diversité linguistique du patrimoine algérien est une source de richesse et un socle pour l’unité nationale, précisant que célébrer l’Emir Abdelkader et les martyrs par la parole rimée représente la plus haute forme de fidélité à la mémoire.

Par ailleurs, les interventions des académiciens se sont focalisées sur les défis actuels de la préservation des symboles culturels matériels et immatériels. Cet événement de deux jours réunit une élite de chercheurs issus de diverses universités du pays, qui a apporté une dimension spirituelle aux festivités, s’insérant ainsi dans un programme riche tracé par la direction de la Culture et des Arts de Sidi Bel-Abbes pour consolider les valeurs de l’identité nationale et valoriser le patrimoine civilisationnel de l’Algérie.

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