
Des scientifiques suisses avancent sur la mise au point d’un test non invasif permettant de détecter la privation de sommeil.
L’ESSENTIEL
- Une récente étude présente une signature métabolique de la privation aiguë de sommeil dans la salive, identifiée grâce à un modèle prédictif basé sur les variations des métabolites salivaires.
- Selon les chercheurs, le fait de dormir deux heures de sommeil en moins que d’habitude n’entraîne pas de modifications métaboliques exploitables.
- Ils suggèrent d’utiliser ces premiers biomarqueurs directs du manque de sommeil dans la salive en conditions réelles, notamment auprès des travailleurs de nuit ou des routiers.
Le manque de sommeil, pouvant entraîner des effets similaires à ceux d’une intoxication grave (alcool, drogues…), nuit à la vigilance et à la coordination. C’est pourquoi il n’est pas conseillé de conduire si l’on n’a pas beaucoup dormi la veille. Si un dépistage d’alcoolémie existe depuis plusieurs années, aucun test clinique ne permet de déterminer si une personne souffre d’un manque de sommeil considéré comme dangereux, alors qu’il s’agit « d’un des plus grands fléaux de notre époque », a signalé Thomas Kraemer, professeur de l’université de Zurich (Suisse). Ainsi, le chercheur et son équipe ont voulu savoir s’il était possible de détecter une empreinte métabolique du manque de sommeil dans la salive.


